D'une dune de sable de Lune (Phil Lemoine)


D'une dune de sable de lune
envoyé par Orphil.

 

Mais si la nuit m’était mille et une fois supplice au royaume de l’Aurore !

Coton, nuage et bas d’plafond puis la pluie sur la plage,, bat, lames de fond, me font à jamais geôles et vive plaie béante au bon souvenir des nymphes lymphatiques. Tête d’Ibis tombe Linotte (la fée des tombolos) et tôt ou tard et même à tort... Aux étalages osés des plages de Lesbos, où l’ombre de Sapho... summum de l’art d’aimer...

L’art d’aimer la mort !

Faut se pâmer et la semaine et le dimanche, aux doux chants des sirènes... Où moult remous de douces mélopées, belles, me font comme l’éternité sonore ou l’envol du marabout à l’écoute du sirocco, se levant en vue de l’éternel come-back : fiasco ! Même si ce drôle de ténor-Eole gagne à me doter-là d’aubade a cappella -sauf l’écho des montagnes- Enfer, bagne et royaume des morts, fantôme, racines de mandragore, morfil de l’âme à l’affût : des pieux contes de fée aux mâts, baratin, d’amarrage, galère vocale enragée. En traînée de simarre étoupe et poudre d’or, comme se fondre en l’amphore chaloupe de ce cargo. Soucoupe ignée se volatilise en volutes bleutées. Vocalises oniriques m’entraînent m’attirent, au club des chers élus d’office, contre marées et vendredi, le Rêve est un serpent de nuit, se love au creux de tes hanches et voues à tes seins puissants, un culte Ô Figure de Proue de ce vaisseau trois mâts -mon âme !- (cherchant son Icarie), vogue au gré des vagues en roulis !