La basse d'Orphée (Phil Lemoine)

à Michel Hatzi

 


La basse d'Orphée
envoyé par Orphil.

 

Orphée branche sa basse, au manche de laquelle, voyage le magnanime Michel, au grand cœur ! Fils de George le pèlerin, nourrisson de Zeus… Voyage le magnanime Michel en dedans son âme ! Et le vent cesse de faire bruisser les Arbres pour entendre mieux à son aise,, les vagues s’immobilisent et l’écume immaculée attend avant de crépiter...

Les vagues à flot de clapotis explosent de mille tempêtes et l’espace, à gros fracas de silence, s’enlace aux notes et tourbillonnent jusqu’à la fin des temps dans l’essence même des flots tumultueux... car du Chaos naîtra l’Harmonie, puis le déclin, l’oubli et tous les gros bouquins nous chaufferont les fibres lumineuses, lorsque nous danserons tout autour du feu du dedans... Volcan, cratère (à mélanger le vin).
“Le pouvoir est en train de te montrer que la mort est l’ingrédient indispensable de Devoir Croire. Sans la prise de conscience de la mort, tout est ordinaire et trivial. Ce n’est que parce que la mort nous harcèle que le monde est un mystère insondable !”


Me moriré en Paris con aguacero,
un dia del cual tengo ya el recuerdo.
Me moriré en Paris -y no me corro-
tal vez un jueves como es hoy, de otoño.
Jueves sera, porque hoy, jueves, que proso
estos versos, los humeros me he puesto
a la mala, y jamas como hoy, me he vuelto
con todo mi camino, a verme solo.
(Cesar vallejo)

Pourtant au-dedans de l’espace “ maintenant ”, la brise a revigoré l’Arbre -qui jusque là, suspendu aux notes du chorus laissait pousser ses radicelles au nuage de son île ancestrale...
L’art d’aimer la Vie !

Faut se pâmer et la semaine et le dimanche aux doux chants des sirènes, où moult remous de douces mélopées, belles, me font l’éternité sonore ou l’envol majestueux du Merlin corbeau noir s’élevant en vue de l’éternel come back. Seulement se taire... S’initier aux grains de beauté ; s’égrainent les notes à la basse d’Orphée.