MAUX & CRIS

Phil Lemoine

 

 

Aka Moon
Aka Moon - photo de Jacky Lepage ©

 

 

CONCERTS

 

27/01/94

02/03/94

03/03/94

17/03/94

23/03/94

31/03/94

03/04/96

12/04/96

A LOVE SUPREME

 

 

27/01/94

Cinéma Le parc, Liège

 

 

I.

 

A la lune d’opale, une jeune pousse de liane se pousse en dedans la jungle aux pousse-pousse des feuilles pennées en éventail, poussent radicelles en l’air des fosses encièlées

 

II.

 

C’est l’heure des étoiles encièlées… Dés qu’il fera jour, je saurai si l’amour est obscur !

 

III.

 

De l’aube jusqu’à la brune… L’eau coule des rivages aux roseaux couleur rose-eau au rêve, au rêve, or Eve, du soleil levant, s’éveille… Demain, peut-être si cela vous convient !

 

IV.

 

L’ouest sauvage ne l’était pas pour nous. Les pousses des jeunes brindilles sont nos amies. Les vertes plaines où poussent, radicelles en l’air, les vagues de vent gloussent aux effluves de sève qui s’immiscent à la cime des baobabs mal blanchis parlant bantou, mais se gardent bien de le dire à vous. Les vagues de vent et voilà le balai de brindilles aux pousses effleurant l’envie de ne plus être que grain de poussière au désert inhérent, où les vagues de vent paissent itinérantes, dedans la brousse aux baobabs qui tous sont nos amis ! Mal blanchis, parlant bantou mais se gardent bien de le dire aux barbus quand leur femme sont rousses, semblable à la Lune quand elle hulule au vent du matin –qui poussera des lianes moussues. Toutes sont nos amies. Les brindilles, les algues en balai, les arbres de la forêt… L’arbrisseau que l’on nomme Ypréau pousse milieu de la clairière scénique. Il me pousse en le cœur, ballet de lianes dansant en chœur de palmier… C’est mon cœur palmite ! Cassé palmite, explose la terre des cieux en abîme… Cassé l’abîme, il n’y a plus de toit, il n’y a plus que la rivière qui coule… Cassé qui coule la rivière, il n’y a plus que des barbus figés qui se mirent dans le lac sans tain… Plus que le vent ! Le vent me pousse eh ! des mâchicoulis, des cieux endoloris ! Cassé les cieux endoloris, il n’y a plus que la pluie… Que les lacs sans tain. Casée, la forêt s’en tint là… Secousse des arbres qui toussent.

 

L’immense océan rompt là mes last amarres, c’est marre ! L’âme erre en grain de poussière, l’ivraie au gré des terres et des grandes rivières, m’aèrent… L’esprit qui fuit là-bas, tout là-bas des vagues de vent, m’enivrent de marc et fort bon champagne, pétards ! Je ne suis plus d’ici, se libère ma vie, livrée à la liesse profonde : le monde me mine, m’inonde.

 

Les grands vents d’océan me poussent vers le bas, radicelles de brindilles s’étirent dans les airs, du fin fond de la Barranqua. Des falaises éventées, d’où me pousse, simoun en poupe, vers le large, mes ailes déployées, vers le large, et voyage au long cours… Cours ami, tant qu’il te reste des jambes et des yeux pour pleurer {De ces mâchicoulis coulent friselis d’infini}

 

V.

 

Des plaines qui s’ouvrent à jamais au matin qui s’éveille, les cieux balnéaires bonde de dedans les vagues de vent s’ouvrant au seuil des rivages idylliques [Pour qui plonge des mâchicoulis, des restes de rêves d’Afrique au matin qui veille àce que dans les étoiles du firmament, brillent tous les rêves d’antan…] En brume de rosée dans les cieux éclairés d’une faible lueur au firmament des perles de l’au-delà, des cieux s’ouvrant au matin filant le doux coton lunaire ou Maure Likénée bleue… Minute : Solo de piano. Le vide se fait en moi ; les chutes en dedans le profond de soi même, tel mâchicoulis ; se libèrent de l’écorce, les ailes chiffonnées… Pour qui sait y faire au seuil de toutes vos nuits et demain c’est comme si vous m’aviez dit que le feu de la clairière s’en remettait à vivre comme si le soleil s’en reprenait l’essor d’un fleuve de vie, courant du vaste infini.

 

 

Table

 

 

02/03/94

Au Kaai…

 

 

 

Viens, emplis ma coupe ! Noce nous est art ! De par l’essor de la liberté, l’exil des champs de blé. Je ne sais plus le toucher de tes doigts… J’ai perdu la forme de la douceur… Emplis ma coupe et sous ta robe, mûre, coule un fleuve tranquille… bouillonnant à souhait ! Les berges y sont couvertes de fleurs aux mille senteurs… Juste effleurer les pétales d’exhalaison de ta douce saison… Emplis ma coupe et dedans les épis –mûrs pour l’exil, tes bas de soie frôlent mon mât-bâton qui t’enrubanne, aéroplane dedans la casba-cabane et feuilles de bananier Sagoutiers, raphias… Dégourdi le félin ! J’irai jusqu’au bout de cet océan, si seulement tu goûtais à ma coupe, le parfum délicat de la douce liqueur. Tes yeux sont à mon cœur ce que sont les plus jolis mots aux parchemins de nos écris. Langoureux, fiers et ténébreux sont tes yeux, ‘zénith de toutes nos nuits. Nous traverserons les champs de blé en radeau des vagues à l’âme et lac de lit, le nôtre. La dune. Et je dois te porter aux nues, que sWin nos souvenirs à venir –douceurs de toutes nos nuits !

 

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03/03/94

Au Kaai

 

 

 

La lune d’opale. Jaillissent éclats à la case de paille. Brillance opaque au ciel étoilé… La jungle ; les effluves malariatiques, malaise de Malaka… Les effilades de vent austral. La lune est par-dessus les toits !

 

La lune diffuse une lactescente lueur à l’opaline âme… Qui se rebelle, cherche querelle aux lianes éprises d’un baobab –issu d’une branche commune et d’illustres fous… Mais se gardent bien de le dire à vous (le soir de ses noces). L’effluve d’un roman fou. [Pousse le lecteur au devant les pires ennuis : Au ciel de jais, la lune d’opale, se macule de suie, les citadins tympans !]

 

Les rivages idylliques. Effluve céleste s’infuse au thé du firmament… La lune blafarde est en dessous de tout. La paille, broussaille inculte, fragamment majorée de malaise de Malaka donc dans tous les cas : le fleuve est une bouche d’égout. Broussaille inculte, telle traînée de poudre astrale. Ce que tu fais, c’est me raccompagner à la porte de ton jardin céleste… Racine de mauvaise herbe… S’éphilent fossé-ravin ! Ce que tu fais, c’est me mener au firmament du soleil levant et seuil de toutes vos nuits.

 

D’aucuns d’affirmer que la case lui fait défaut, au point qu’au devant les pires ennuis prend d’assaut les branches de baobab mal blanchi parlant bantou, mais se garde bien de le dire à vous, le soir de la chute courant des falaises du firmament. Les rêves inégalés les souvenirs enfouis de quand la lune est par-dessus les toits. Je ne crois pas que les herbes folles s’en reprendront l’essor d’une ephilade de vent endéans l’espace du temps… Surtout quand banni des banquises en banqueroute, sniffe l’effluve d’un roman fleuve –à l’endroit d’une maille à l’envers (ou le contraire)… Pousse le lecteur au devant les pires ennuis comme errance en dedans les déserts inhérents, au tant va le Phil au gré des effilades de vent -falaises accores, vagues de lames océanes, endéans l’espace du temps-, qu’il prend d’assaut les souvenirs enclins à la lune d’opale, pure et sans tache ; là, brillent les poissons d’argent de mille éclats dans le ciel de jais et stars à jamais lactées.

 

La case lui fait défaut pour cette bonne raison que le ciel d’ébène traîne nuée de lune brillant en dedans l’immense océan, inhérent à l’espace du temps ;ce que tu fais, pensa-t-il, c’est me raccompagner au devant les pires ennuis, comme se laisser immerger des flaques de lit… « Il faut que tu te relèves ! » lui disent en chœur les pires amis sans cœur… Il faut que je me laisse immerger au fleuve de vie, d’où les roches accores, en nuits de Chine, divines, aussi les vagues envies d’être poissons d’argent, au ciel d’ébène et vagues en roulis de lactescentes étoiles, au doux visage de la voile lactée. Je le savais : partir pour jamais revenir… Les étoiles me filent sous le nez !

 

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17/03/94

Au Kaai

 

 

Errance en dedans les déserts inhérents au tant va la cruche à l’eau qu’elle se répand au seuil des vagues de vent…

 

De l’erg à la hamada, souffle un courant de vent étésien. La voûte éthérée se voue-t-au flou, flânerie dedans dunes vaudou… Vahinés vont viennent au flou de leurs flâneries. Errance en dedans le Chaos, méandre d’un fleuve de lave, qui bout… L’aquilon m’accule au bout de l’abîme. Errance en dedans l’espace de vide… Toutes mes toues s’échouent confins des dunes vaudou.

 

L’essor des falaises de la liberté … Simoun en poupe, l’essor d’un cheval ailé au corps immaculé. Ses ailes de soie s’étirent en l’azur éthéré. L’écume des vagues de vent, confins de l’immense océan, ballet des algues atoll, dérive, ballade errance. Comète astrale, au loin dans la nébuleuse aquatique de la voûte céleste, les ailes de Pégase éthérées… L’écume des vagues en roulis de vent du Kalahari. De l’erg à la hamada, les couloirs de vent nous ouvrent la voie. Les étoiles brillent au ciel d’ébène à travers les déserts aux dunes vaudou. Les étoiles au sablier lunaire, nous coulent entre les doigts comme la pluie ; comme un rideau de brume,s’érigent en grain de lumière, poussière aux sabots célestes, valdinguant courant des pistes de la hamada… Comète à la queue de feu.

 

Les effilades d’alizé. Digue astrale à l’univers d’écume au ciel des vagues de vent. New York, statue de la Liberté. Vol de l’oiseau dans l’azur éthéré…

 

Sous l’écume et coquillage, gravure de pieds mais à l’envers, s’offre les vagues en mariage.

 

Partir pour jamais revenir. L’être intrinsèque entre en scène ; il souffle les alizés aux mascarets d’estuaire, souffle ou m’envoie baldinguer tout au bout de ce continent. Méandre fluvial et terre de glace, je trace.

 

Tant va la cruche à l’eau qu’elle se répand au seuil des vagues de vent. Elle s’éclate de reflets changeant topaze, vermeil, corail. Récifs éclatent la cruche au puits de notre imaginaire. Calice de vin béni, le nôtre. Notre fine liqueur. La cruche explose en myriade d’étoiles au ciel de notre désarroi. Nous sommes les stars du vide ! La houle me soûle. Je ne sais plus d’où vient le vent, confins du flou de nos vaguelettes aux plages de notre écume et flaque de lit, drap de sable fin nous coule entre les doigts comme une effilade de fine liqueur au calice de nos envies folles.

 

Partir pour jamais revenir… Au gré des mascarets d’estuaire, un ange aux yeux topaze s’égare courant de la tramontane aux pics enneigés de l’Himalaya. L’être intrinsèque jette les cendres de son cœur au Gange de la vie. L’âme vagabonde au désert de Gobi. Simoun en poupe,, partir pour jamais revenir… Surtout quand banni des banquises en banqueroute, broute la brousse, sniffe l’effluve d’un roman fou, pourtant…

 

 

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23/03/94

« A la maison »

 

Les albatros aux ailes d’albâtre se tâtent entre ciel d’ébène et cortège de vagues en moutons sous la conduite du berger phare, s’égarent en l’immense océan de foulques et turdidés joyeuse compagnie dans les prés tendres d’herbes folles, confins des langueurs océanes… Khamsin balaie les passereaux au passage à gué pour la rive ou dérivent les algues en ballet se jettent à l’eau, tempête de sable dune d’étoiles, d’une lame d’argent, morfil de la ligne d’apside aux lèvres poupines… Une chaloupe tangue cohue blême moujik, et même la mer étale maintenant s’allonge que sifflent les sifilets, sirotent un jus d’alizari aux plages en semoule où point d’algarade d’écume –alias immaculée mousse aux masses opaques des noirs goémons, nous chantent l’hymne aux pâturages de la grève d’opale ; Je sais de source indubitable que l’amant table encore sur l’essor impérieux d’un moule de plâtre à l’effigie du pâtre de la cantonade, Cléo… Le vol de cet oiseau.

 

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Au Kaai

 

Les chants de savane. L’essor de l’albatros au ciel éthéré. Elle avait mis dans ses cheveux, un zeste de geste « jette du lest ! », Confins de ses plages d’épi de blé. L’yeuse est au près de l’orme ; Elle charme les aimants ajoncs, confins des sentiers en amont de son âme éthérée. Elle avait mis dans ses cheveux, zeste de parfum d’été, narcisse, les ornithogales sont Belles d’onze heures… Douces, disent que c’est l’été qui se hisse… J’ai dénoué le flot de sa chevelure et le soleil est devenu un moment de la nuit. Les fleurs… Les fleurs au jardin de mon cœur, poussent racines en l’air au chant de savane –qui veille à ce que dans chaque âme de joyeux luron se hisse l’essor d’un champ de blé. Les ajoncs tranquilles, tous les épis jaillissent… Les coquelicots poussent sur la tombe de mon pote au Père Lachaise… [Je ne sais plus d’où vient la pluie, douce douce]

 

31/03/94

Au Kaai

 

 

 

Il doit nous rester des tas de choses à découvrir, ainsi le soleil en boule qui se couche ; s’étire confins d’une forêt de pins, d’une montagne, d’un lac ou la mer en furie… Ainsi les essaims d’étoiles au ciel de jais, brillent immaculées confins du cosmos aux lacs encièlés. Les clapotis des vagues, l’écume. Les flots bleus du même bleu que le bleu des flots bleus… Les ruisselets déferlent et créent les rivières, loin de la dune profonde. Les esgourdes de la Garrigue. L’essor des chants de savane, la plaine aux herbes folles, poussent des sentiers étirés de la lande de la Garrigue. L’estuaire et son port. Les effilades de vent s’étirent en volutes d’écume. Les plages de sable blanc du sablier qui passe ; le regard qui se perd à jamais… Les papillons butinent des allées, voies ferrées des chemins de traverses les pistes menant aux pics encièlés…

 

La joie des choses à découvrir, lorsque Aristide s’assied derrière sa batterie avec deux ailes dans le sinueux de la lande accorant aux esgourdes de la Garrigue… Ne plus se poser la moindre question mais bien mâchicouler comme il se doit confins des souvenirs enfouis dedans les puits de jouvence et l’éternelle envie de mâchicoulasser confins des profondeurs du moi… Un verre par pitié !

 

Uranie vanesse, papillonnent les idées… Les arbres en fleurs, cerisiers, sphinx de l’Euphorbe… Apollon courant des sentiers, des avenues équestres… Belles dames… S’il est né sous les étoiles c’est que c’est un val fleuri, pour qu’un talus se couvre de safran, nœud pap.’ dans les étoiles et Kaai chinée ! Cerne l’aubier d’un sépale de corolle au calice d’un vin si doux qu’on dirait bien liqueur… Le moine fait le grand paon de nuit

 

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03/04/96

 

 

La lune est pleine ce soir… Belle ! Un rien jaunâtre.

 

La lune est pleine, Aka Moon sans Stéphane… Au Kaai.

 

Dessous les palmiers à rêvasser…

 

Ô Muses, héliconiennes, aux pieds fleuris… Ô Muses éternelles parmi les Éternels, et bien avant que l’Aurore aux doigts de roses, n’effeuillent les herbes et les myosotis, endéans tous les champs de blé… Que de l’enclos de mes dents, s’envolent tous les mots jolis ! Que se lève devant l’esprit, les voiles du désir —de se laisser couler et des mâchicoulis… L’essor de la liberté !

 

Entre les deux fleuves, et le Tigre et l’Euphrate, il était un jardin… Délicieux… Mais ils n’avaient pas le droit de savoir, ni le bien ni le mal… Ni la douceur des nuits, ni les envies folles de s’en remettre à sWinguer de par les cieux ét**oil*és… Ni la foudre !

 

Les ondes voyagent… Au passage, ne rechignent pas à faire un petit crochet au royaume de l’enfer…[Ni le mal] Ni l’envie de ne plus être qu’un grain de sable aux plages des envies folles, de ne plus être ou de se laisser bercer courant des australs alizés… Et fuir ! Fuir ce jardin de fous, où manger les pommes vous mène droit à l’Hadès et la barque du vieux Charon, trace. Les ondes conduisent toujours plus bas qu’au fin fond de la Barranqua, les ailes engluées de l’albatros, se laisse couler aux délices de l’abîme… Chaos.

 

Aux abords d’un sentier de Lune, s’en vint à passer la dame du lac... Je la regarde et voyage dedans mon âme. Je ne sais plus d’où vient le vent, Mama Lucy. Telle Gaia, Lucy souffre de tous les enfants que je porte, puis de la blanche écume sourdant à l’entour du membre viril et paternel, elle s’élève, fière Aphrodite et le ciel Ouranos à jamais s’éloigne de la Terre...

Eva... Evagorè “qui parle bien”, tu posais sur mes épaules tes mains, afin de diriger mes os aux quatre coins de TOUT un grain de sable... Tandis qu’un océan de calva ne soûlerait pas, l’Ancre de ton regard !

Aux abords d’un sentier de lune, s’en vint à passer la dame du lac... Evangélista, je me souviens de toi ! Tu ouvrais les mains en calice autour de ton bassin, que le faisceau de douce énergie, maintenant : se cristallise en sentiment. “Commence par rassembler la totalité de toi-même!”, L’immense activité titanesque !...

 

Eva, tes yeux comme un lac où se reflètent les rêves enfouis depuis la nuit des temps... il y a dix mille ans de cela ! Les ondes ne meurent jamais ! Elles se laissent bercer des australs alizés qui nous emportent et nous poussent au devant les pires ennuis, falaise de la liberté... Les albatros, sentier de Lune, un rien jaunâtre dans le ciel, puis silenceet vol majestueux

 

C’est l’essor de l’oiseau aux falaises de la liberté ; ne plus se poser la moindre question mais laisser l’âme voleter de ses propres ailes d’albâtre au ciel azuré… Comètes et soucoupe ignée se volatilise en volutes bleutées… Mais si la nuit m’était mille et une fois délice au royaume de la lune !

 

Puis les voiles du désir et jardin de délice. Dans l’herbe folle, s’enivrer du soleil et plaisir de l’amour.

 

(Michel solo)

 

Mais tout voyage extra-temporel, soudainement s’interrompt : Michel Orphée, et le vent cesse de faire bruisser les arbres pour entendre mieux à son aise,, les vagues s’immobilisent et l’écume attend avant de crépiter… Tous les myosotis retiennent leur souffle pour s’enivrer du monstrueux solo…

 

Les vagues à flot de clapotis explosent de mille tempêtes et l’espace, à gros fracas de silence, s’enlace aux notes et tourbillonnent jusqu’à la fin des temps dans l’essence même des flots tumultueux... car du Chaos naîtra l’Harmonie, puis le déclin, l’oubli et tous les gros bouquins nous chaufferont les fibres lumineuses, lorsque nous danserons tout autour du feu du dedans... Volcan, cratère (à mélanger le vin).

 

Pourtant au-dedans de l’espace “ maintenant ”, la brise a revigoré l’Arbre -qui jusque là, suspendu aux notes du chorus laissait pousser ses radicelles au nuage de son île ancestrale

 

 

L’art d’aimer la Vie !

 

Faut se pâmer et la semaine et le dimanche aux doux chants des sirènes, où moult remous de douces mélopées, belles, me font l’éternité sonore ou l’envol majestueux du Merlin corbeau noir s’élevant en vue de l’éternel come back. Seulement se taire... S’initier aux grains de beauté; s’égrainent les notes à la basse d’Orphée.

 

De par les chants de blé, les amants de la liberté, s’aiment en toute volupté... L’essor de l’âme, s’unissent les enfants de l’éternité. Jolie sirène, fredonne du Vassili Tsitsanis au devant les pires ennuis comme se plus rappeler... si les é**toil*es me filent sous le nez. J’ai dénoué, pauvre fou, le flot tumultueux de sa chevelure, et de la nuit, soudain, ce sentier de lune...

 

Toi, tu caresses le Monde du bout de tes doigts

Et moi je vis sur la planète Mars

Souviens-toi de Vénus, Amiga !

 

Puis les notes m’emportent... Ô Muses, héliconiennes, , fontaine au cheval, Pégase, et de la trace de son sabot, la terre s’en trouve fleurie... Il faut oeuvrer à lui rendre la vie, à ce monde en déroute... que ne me laissez-vous pas voyager davantage ? Mon âme, douceur, calice de vin parfumé.

 

 

(Bruit dans la nuit)

 

La lune est pleine ce soir… Belle ! Un rien jaunâtre.

Présentations

 

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12/04/96

Festival Beurs

 

 

 

Tombe la pluie, roulent les vagues… La plage… Les ruisseaux à flots de clapotis, nuage et rideau de pluie… La digue, recouverte de la rosée… L’aurore aux doigts de rose, les vagues en rouleaux… Les gouttes d’azur aux soirs écarlates, lorsque roulent les vagues !

 

L’aurore aux doigts de rose déroule ses ondes de brume… Matin qui s’éveille aux quatre coins de son mouchoir de vent. Les points du ciel sont repères oniriques et portes d’embarcadères aux soucoupes ignées qui s’engouffrent aux volutes d’ondes brumeuses au matin d’écarlate… A tous les matins d’une existence tant propice aux joies de la vie, bonjour !

 

(Un verre par pitié !)

 

Il devait croire au vent qui s’éveille et roule sa bosse dans l’esprit des hommes. Il devait croire à Vénus. Il devait croire que la pâleur lunaire n’était que vague reflet du sieur Soleil et serpent à plumes, travers des rêves à jamais…

 

 

Sentier de lune ou voyage au long cours…

 

Ô Muses ! Aux pieds fleuris…

Que du bout de mes doigts, tous les mots jolis

S’en prennent l’essor enivrant, couloirs des vents étésiens

Et falaises de la liberté !

 

Que les mots soient telles pirogues

Aux tourbillons des vagues en rouleaux…

 

Des berges, les herbes folles, poussent, toutes les feuilles s’ouvrant au passage du fleuve –et ses trois affluents- crépitent comme cœur qui bat, comme vibrante envie confins de nos rêves en rouleaux de pluie, et j’aime à la fureur, les choses où la nuit nous conduit bien au -delà des vagues en roulis ! Y paraîtrait que la terre est ronde !

 

 

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A LOVE SUPREME

 

 

Au seuil de nos australes envies de s’en remettre à sWinguer, falaise de la liberté.

 

Les ailes immaculées de suie dans le noir… De suite, les étoiles scintillent au sombre obscur Érèbe et Nix engendre de bonne entente l’Ether et l’Héméré au travers le brumeux Tartare aux voies impénétrables, l’Hadès et Perséphone en prise avec l’amour, l’hiver, l’été, Déméter attend qu’on lui rende sa fille… Sous la neige et les cristaux de glace du mont de l’Olympe.

 

Je ne crois pas que j’y retournerai un jour, mon cœur sourd au pavillon d’Angers… Pour toujours à jamais ; de la blanche écume, Aphros, sourdant à l’entour du membre viril et paternel, qu’un coup de serpe, haïssant sa progéniture Cronos à l’esprit retors –bon cadet parmi les titans, les yeux ronds, les cent-bras… Elle s’élève fière Aphrodite et le ciel Ouranos, à jamais s’éloigne de la Terre.

 

Je ne crois pas que j’y retournerai un jour ; mon cœur sourd aux envies folles de s’en remettre à sWinguer, falaise de la liberté … Se creuse son sillon, au champ de blé, aux myosotis, coquelicots ; les herbes folles et terre arable de l’esprit fertile aux feuilles qui volent légères de ces quelques mots ailés…

Que de l’enclos de mes dents, s’envolent les plus jolis mots…

 

 

A LOVE SUPREME.

 

 

 

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