Maux & Cris

MAUX & CRIS

Phil Lemoine

kaai

 

Père Hank & co

 

 

{Ces « textes » ont été écrits de 90 à 93, initialement dans le but de meubler les blancs entre deux morceaux de musique, à l’époque où j’animais une émission dans une radio libre Bruxelloise... (raison pour laquelle différents textes font références à des musiciens ou à des morceaux de musique...) Puis je me suis dit que ce serait bien de me les garder comme notes de départ pour un roman qui occuperait mes vieux jours... Mais à présent que j’ai l’ambitieux projet de m’attaquer à la mythologie, d’une part et que, d’autre part, je sens l’ombre de ma mort qui me file au train, je me dis que je n’aurai de toute façon plus le temps... Je propose donc ces textes dans l’état où ils sont. Les surréalistes, fumeurs de cabannis, apprécieront peut-être. Pour ma part, je m’en lave les mains !}

 

—Señora, Señorita, Señor... L’histoire que je vais vous conter, pour mon grand malheur est vraie (je dis « pour mon malheur ») car en effet, c’est moi qui fis les frais... Et voyez, je suis toujours là : frais, dispos... Je colporte ces quelques ragots à qui veut les entendre. Pour deux francs, pour deux francs seulement, je vous la raconte —et je rembourserai les mécontents (lesquels devront se présenter Porte de la Chapelle, sur le coup de seize heures, en tenue de gala), les autres seront avec moi dans la tour d’ivoire à contempler les astres de feu —Y en a tant qu’on en veut par ici ! Ensuite, si les bols de riz à jour, si le blé dur est mûr pour l’exil, alors —mais non sans l’aide du persil en branche des Maconis, nous serons en mesure de vous présenter l’histoire de ce soir : la fabuleuse histoire d’amour de Al Esse et Lolita Cassagrande (Il portait un costume trois pièces, et elle : une rose rouge).

 

 

 

En escale, lis Balzac ou Malc, mais point de pensées Pascales –un soir de Pâques ! Les pâquerettes, les volubilis, les œillets… Mais dans quel monde vivons-nous donc ? Les chemins de traverse des avenues ferrées. Le piano de Bud se recompose et chaque note trouve sa place, confins des pavillons feutrés. Les vases ovoïdes abouchés se brisent le cœur à lancer kyrielles de bouteilles vides… Les messages de paix percutent les épaves amirales aux bancs de sable de la raison (des tables de je) Le briseur, le criminel… Or c’est le créateur ! Des co-créateurs cherche le créateur, non point de cadavres ou gens de bien. Les sabliers de vie se choquent comme œuf de pâques ; les poussins qui en naissent sont poules couveuses ou coqs de combat. Délaissant les bouquets de violettes, qu’elles jettent fanées au fond des oubliettes... les alouettes sont de sacrés coucous : leurs vols de nuit se perpètrent jusqu’au bout du sentier, ensuite il faut tourner à droite ou prendre le métro.

 

Le soleil ne luit pas que pour lui ; sa lueur divine meurt mais ne se rend pas ! Ravine encaissée, les mœurs tordus des fleurs des prés (enclines, il faut bien l’avouer, à la luxure dite de luxe) ; Castor ignore jusqu’aux boutons d’or et consorts —en ce décor du Labrador— dont l’essor est le sort de l’imperator trésor (Victor, avenue Messidor) mais encore : L’or des abords de l’Orénoque… Et mort au corps qui s’endort !

 

 

Voici les aveux partagés de mes compagnons de cellule quant à la programmation musicale de cette station, place Daïlly : Point de rythme autour des feux follets et… Seul un oiseau joli pour chanter sur la tombe de mon pote, au Père Lachaise. Père Hank, falaise du Finistère, pour s’en prendre l’essor au ciel astral et fissuré d’azur… La mer est à nos pieds ! Elle roule des hanches, lancinante et perverse… Bave d’écume, blême Moujik ! Les reflets argentés déjantent ivre bouée… Se sauver Moujik, en âge de raison… Guillaume était un grand poète !

 

 

Seul le fleuve, et l’Orénoque en particulier, vole au secours des perles d’Amelppirzor… L’histoire du petit Omar…

 

Le petit Omar était pêcheur… Mais cela non plus n’était plus interdit ! Il enfourche son bateau pirate et part à la pêche à la baleine… Oui Barbara, sache-le : « Je suis comme je suis et n’y puis rien changer ! Que voulez-vous de plus ? Que voulez-vous de moi ? »

 

Au reste, c’était la pluie, tout le temps la pluie ! {Les feuilles mortes se rappellent à la masse : elles se groupent en files dociles au mur des lamentation}… J’en ai connu par le passé capable d’en avaler jusqu’à trois règles de Troie, au dos du cheval Bazar… C’était un soir de saint Sylvestre, et, à cette occasion, il est de bon ton de vider la baignoire.

 

Table

*

 

En considérant les choses, du sérieux qui s’impose, je peux, sans embûche, prétendre à l’affirmation que voilà : nul ne le connut jamais comme il se dut. L’animal avait en effet, la réputation des poètes comme quoi, le roi c’est moi ! Pourvu que le royaume soit pétale d’azur et blé doré ondulant au frôlement du vent de l’est, et plus cher à mon cœur que mille trains en partance vers l’ailleurs. On en était plus là ! Car ce qui s’avérait comme étant plus certain, c’est qu’il servi de cicérone aux faîtes des mers… Que le Soleil même, le tiendrait pour ami, à ce que j’ai compris !—Mais il feignait d’ignorer les ragots d’antan (lesquels n’avaient de cesse de traînailler en chaise à baldaquin… Et pourquoi d’ailleurs s’en seraient-ils privé ? Ils avaient les moyens !)

 

 

Il avait pris ses habitudes aux alentours du lac de Constance, où sa femme déjà toute petite, venaits’y faire soigner d’une envie folle d’un verre d’alcool… Elle aimait qu’à l’heure de la sieste, exhalaisonne dans la maison un zeste de fleur d’orange, lorsque c’est la saison. L’odeur céleste du minerai dont il était question, empeste l’infect lit du fleuve de ce continent… Sa literie défaite et c’en est fait de ses rêves d’antan.

 

Les effluves d’amour se faufilent en volutes, le long de la pierre de voûte (qui veille à ce que dans chaque âme de pauvre hère, errent les rêves d’autrefois, ensevelis sous le poids de l’ennui.) Les effluves d’amour remontent le fleuve de vie, jusqu’à la source de l’envie folle (de s’en remettre à sWinguer au gré de la pierre de grès –et la vie n’a plus de répit !) Les flots bleus… Dunlopillo ; dentelle de sable blanc leur coule entre les doigts, des plages océanes de tous les continents… Où l’âme erre et conte fleurette aux vaguelettes –qui roulent des hanches. Les embarcations oniriques tracent à mille allures courant de mon imaginaire. Fleurs sauvages sur la tombe d’Apollinaire ! On perd la chaise : on doit s’asseoir par terre. La terre tourne, elle voyage, se promène dans l’azur ancestral, elle emmène avec elle les effluves d’amour et remonte en volute jusqu’aux sources même de l’envie folle…

 

Dans la chambre obscurcie des rideaux fermés, sommeillent enlacés les amants de l’oubli… De s’être laissé bercer du vin courant des draps bleus —du même bleu que le bleu des flots bleus— de tous les baisers, les douces caresses, et du vent… Et les quatrains d’Omar Khayyâm… Et Dieu que tu es belle ! Et qu’est-c’que t’es doux… C’est la vie qui coule de source.

 

Elle s’éveilla la première et sut qu’il dormait encore, courant des plages de son imaginaire. Savoir que tout sera toujours possible désormais, qu’ils sont plus fort que la mort : Rien ne pourra jamais leur ôter cette nuit d’allégresse et tranche d’éternité. Tout baignera désormais comme dedans un hammam (effluves délectables remontent en volutes le cours de leur doux souvenir.)

 

Leurs corps n’en formaient qu’un. Et leur esprit vaque sous la conduite d’un phare à vibrations sentimentales, à la brune… Leurs corps n’en formaient qu’un, unis mêlés dans une commune étreinte.

 

—Apprends-moi à écouter, je t’apprendrai à voir !

 

Autour de minuit, va la vie à vau l’eau. Je ne suis plus d’ici Mama Lucy : la poésie colore les murs gris de l’ennui. Le soir est en habit noir, mais la nuit s’est faite jolie. Sa robe luit dans la cour du château d’Utopie ; des mâchicoulis coule friselis d’infini. Cours la lande aquatique, prairie de mots fleurie, m’envahit l’envie d’une sortie en dedans les canaux et les galeries de la galaxie. Je tire à lui les rideaux de soie, tapis, j’essuie les clapotis(tous les charivaris ci-gît)

Chaude soirée d’été qui se brasse par bouffées, pénètre la chambre, l’espace d’une fenêtre ouverte sur l’infini, mêlé de glycines, de lilas blanc, de pois de senteur,… La terre, son doux parfum…La terre qui sèche et retourne en poussière à l’infini du firmament. Pour toujours à jamais, nous volèterons… Voyageurs de l’éternité. Nous voguons de nos corps astraux courant des ondes cosmiques —qui n’ont de cesse de ne point cesser. La valse est éternelle…

 

*

 

[Au gré des gués ensablés, les gays gais pagaient, haranguent les harengs guais qui pourtant tant faisaient le guet au coin de Matangue ! A quand les bivouacs en cale du yacht au lac de Cancale… (En escale, lis Balzac ou Malc, mais point de pensées Pascales –un soir de Pâques !) Le sergent de ville à Séville sévit le fragile Emile. Et mis dans le mille, tranquille ; Vincent mit l’âne dans le pré, ne font jamais qu’un âne dans un pré.]

 

[Imaginons pour une quelconque raison (mais la chose paraît improbable) que vous soyez amené à escalader l’Everest… Que feriez-vous ? Tant sain que soit Sherpa l’hilare {Y êtes allé gros ! Tant bourre Tony, le bel canto, qu’un terme aide}… En effet : Que faire de ces étendues d’eau ? à pertes de vue –dont le noyau même est l’esprit du bien… ?]

 

 

Aujourd’hui, nous n’avons pas progressé du tout… On se l’est même carrément couler douce. Allongé sur le sable chaud, on a bien profité. Les pétards de Cachemire n’ont pas manqué de circuler… L’alcool local est apprécié et tous les villageois se coupent en quatre pour accueillir deux, trois voire quatre porteurs à vélos mécaniques… (Les ailes flottantes sont repliées pour la nuit, par la troupe d’intendance d’élite). Des litières d’ingrats chameaux, au déclin de l’empire byzantin, il n’y avait qu’un pas qu’ils ne se gênaient pas à franchir dans l’allégresse la plus torride…

 

Hank était notre guide. Notre chef spirituel. Notre interlocuteur valable. Sitôt que ce sera la nuit, nous pourrons nous dire toute la vérité… Mais pas avant ! Ivan y tient beaucoup ! Pour ma part, je m’en lave les mains !

 

 

Allah pèle des las faux rais de lumière, qui, dans sa cave, s’y faufilait sans s’inquiéter… A l’aise ! Plus de voisin. Tous s’étaient engagés dans la foireuse expédition, de ce vieux fou —qui vit avec les chèvres—, les poules faisanes du Chili au Pérou [pour notre plaisir à tous] aux abords des fontaines démontables. Du bief à l’abée, vos propos alimentent la roue Ferri de mon moulin {Quand au loin se perdent de vue champs de pavots que chante Alain}. Ah ! La pèle ! En sac à vessie, faux-filet… Sans s’inquiéter. Al Esse ! (Lent, terne !)

 

Au cœur des galères anglaises, les cors de chasse ne se mouillent plus le bas des pantalons… Ils traînent la nuit dans les bars de la galaxie sud… Adieu Moutons de Shetland, les laines tamisées, les radis déconfits. Les fleurs en couronne s’accouplent impunément aux nuages du firmament —en sous-sol d’une mine défaite, comme le lit d’un couple qui ne s’est pas aimé. Adieu veaux, vaches, cochons, literie d’élite et dépareillée confins des histoires sans fin. Sans fil, sans idée préconçue, sans rêve d’acharné, sans malice propice, sans point final (faisceau de flamme qui s’éteint à la nuit). Demain ne sera jamais plus comme hier !

 

En dedans les fêtes foraines où l’on s’aime à tous vents, Khamsin sirocco si moon est pleine ce soir… La voilà qui s’allonge entre deux réverbères, tordus, voyage aux pays des étoiles pyramidales et cosmique. (Je sais des tas d’histoires qui font rire les petits enfants de la taille des nains, qui font des pieds, des mains, pour qu’on aille au marché voir écouter des histoires, semblables aux gouttes de pluie et rafler les fruits secs aux devantures des cliniques auto-psychédéliques dans la graine de béton gratifiée des raisins de la colère pressés, les uns contre les autres, dans le but d’être un métro de première, aux loges des cartouches en cuivre, Annie Mythe tue mouches tant qu’à régner sur myriade d’insectes… Se réserve le droit d’entrée… Ne reste plus une seule voix dans la nuit de tous ces étés pourris !

 

J’étais cadavéré.

 

*

 

Ariane dans le château sans nom, tourne en rond (comme lionne en cage)… Elle s’engage dans une voie sans retour, le passage interdit, qui la conduit au tabou cagibi [sous peine que l’époux, à la haine farouche, se courrouce] … Tant pis ! La clé du verrou se couvre de sang ; de là l’adage : « Equarrissage pour toutes »… Mauvais présage, hélas !

 

On entend la musique de Monsieur Messiaen Le paradoxe entre la tension, régnant en maître dans ce stalag par moins trente et la plénitude intégrale… Les temps sont révolus. Désormais plus rien ne sera jamais plus comme avant ! Mon esprit s’égrène, ensemencé de mille pensers harmonieux… Quand du fin fond du nulle part où j’errais, appelle cet homme, d’une voix rauque et chargée d’alcool : « Vas-tu venir sans retard ? »

 

—J’arrive tantôt, Messire !

 

 

Le monstre était en lui… Sorte de mister Hyde guidant ses pas… « Fais ceci, petit ! » disait la voix… mais lui répondait : « Je sais qu’il ne faut pas ! » Il le faisait quand même. Hypnotisé comme un aimant peu l’être par une masse de fer ! Le type était perdu : échec et mat aux yeux de Lolita qui le prenait pour un blanc bec… Il lui fallait les discothèques, et lui bouffait du kangourou ! Il alla porter au clou son S.9O et l’LW-30., signait des chèques sans provision. Enfin, il se noya.

 

C’était un réconfort pour toute la famille qui l’avait pris sous son aile (et on se demande bien ce qu’il serait devenu si on n’avait pas été là… Dieu merci, il est tranquille, maintenant !)… Et on passa à table. En guise d’entrée, les moules à l’escargot. Puis, la poularde aux girolles (c’était en réalité des hirondelles d’Afrique, que Pierre —le jardinier local— avait chassées pour nous)… Et pour conclure : l’omelette sibérienne... Afin d’ignorer franchement la cuisine espagnole.

 

Mais à propos de gnôle, que boit-on dans cette histoire de mangeaille infinie… ?

 

On boit la vie à pleine goulée, on rêve d’amphores magiques, (tu bosses fort, même si… « Démarre ! –marre !– Ah ! ») ; jusqu’au seuil de la mer noire (c’était un marbre belge et Boileau c’est un écrivain !)

 

A partir de là, rien est permis tout est possible ! Il fait beaucoup trop chaud pour siester en manteau, dessous les zamiers sagoutiers dégourdis… Toutes mes écharpes sont en lambeaux. Croyez bien que je sois de tout cœur et sympathisant à votre malheur, mais je ne puis, en toute honnêteté vous proposer chemise toujours de mise et bien entendu très en vogue aux plages bondées de Cannes à Pallavas. Il avait pris ses habitudes aux alentours du lac de Cancale où sa femme déjà si drôle venait s’y faire soigner d’une envie fiole d’un verre d’alcool… Puis la voilà qui défilent et chante son hymne à la grève d’opale… La nuit, les lames de son envie ne rasent plus que l’ennui… Les alcoolos sont gris (Je ne crois pas faire ici quelconque prophétie) J’avais à cette occasion dévié des nymphes de vent, contre marées et vendredi, dimanche, confins de cet océan. Maintenant que vous savez cela, tous les espoirs restent permis.

 

 

Il avait pris ses habitudes aux alentours du lac de Cancale où sa femme déjà si drôle venait s’y faire soigner d’une bronchite chronique qui traînait à table depuis tellement de temps, qu’on lui dressait le service du dimanche et la nappe à carreaux. (A tu et à toi) Mangeons donc là les patates, les pâtes à l’ail, les figues qui datent, les raisins de la colère ont comme un goût amer…

 

Prenez la salle de bain de votre choix et foutez-moi la paix : vous n’êtes pas payé pour ne rien faire que je sache ! Alors chantez-moi du Prévert : L’escargot d’une feuille morte à l’enterrement d’un déjeuné fleuri, la grasse matinée, les oiseaux du souci vont à la chasse à la baleine… Oui, Barbara, sache-le, je suis comme je suis ! (Et n’y puis rien changer !) Je suis faite pour plaire. Que voulez-vous de plus ? Que voulez-vous de moi ?

 

 

Il s’en allait front haut et les dents en avant… Bien que le Popo grogne au passage de la roue Ferris, folle farandole sans fin. Moulin qui moud les idées noires et t’invite à prendre les routes de navigation. L’aiguille et le mal est fait. Il le savait, elle aussi : ensemble ils l’avaient lu dans le Figaro du mois passé et s’étaient écrié : « Mon Dieu ! » Mais il était trop tard. Aussi prirent-ils le parti d’encaisser en adulte : Résignés et soumis, affables et réfléchis ; il portait un costume trois pièces, et elle : une rose rouge.

 

L’inertie, le voyage immobile… La poésie du rêve… Rester couché sur un tapis et n’attendre personne. De quel monde s’agissait-il ? [Je ne sais plus d’où vient le vent…] Seulement eu vent d’un ras de marée, certes éphémère, mais qui balaya tout, son passage y compris {Ainsi se fait que je puis faire fissa carton ficelles, enfin bon vent !} ; je m’immergeais dans les champs détrempés…

 

 

Dans un train de banquettes en bois, l’esprit fait son nid comme y veut duveter ; les barrières à niveau d’eau, dissimulent les palanques de troncs tendus… A la foire à l’encan, les saltimbanques jettent les quilles, les boules de pétanque, les cygnes avant-coureur… Les cendres de son cœur au Gange de la vie, à jamais se répandent. Ainsi l’ennui se venge en récitant du Kant, quand on attendait Nietzsche. Je laisse mon moinillon sur son pont de pierre, les canes et autres animaux de la ménagerie, se rangent dans la vitrine quand le guide de l’exposition débranche le secteur. Tout s’arrête et s’obscurcit… L’eau se fige. Le moinillon reste immobile dans son costume de pacotille, et je m’en vais rejoindre ma Lolita (qui dort bon train).

 

 

*

 

 

Par son boulot, l’aulne peu plié charme l’enjoué saule : Il rame seize heures par jour et comme un rat, dans cette usine de phare à ondes –Khéops& co… Cléo, pâtre de ce canton, tremble pour ses moutons : s’ils sont salis, cassés, les phares dont il est question n’allumeront plus ses quelques jolies brebis… Et James bonde le torse ! Il enfile ses gants blancs pour servir la sniffette aux amants du baron {Les junkies black sont à la blanche, ce que les feux sont au rouge}

 

Il emporta pourtant son cœur et le choya. Lui permettait de s’allonger dans son hamac —sculpté des quatre vents et parfumés de lys sauvages et clématites domestiques—, d’iris errantes par de là les sous-bois des sentiers désolés (de ne pas avoir pu se rendre à votre rendez-vous) ; il aurait sied à ravir de vous y revoir, tant au hamac de mailles tressées, que des fleurs habitants l’endroit, vous y étiez chez vous ! J’ai bien connu le jardinier (qui avait appris à chanter, en suivant dans ses tournées, un merle all star –qui nous venait d’un soir de Lune.) Et c’est ainsi que je le rencontrai :

 

—Balthazar Eltourdis d’El Casa Loco… Comment va ta Mamy ?

 

—Elle tient commerce de fleurs d’été, l’hiver… Et l’été, elle attend l’hiver !

 

{Le café doit se prendre seulement quand il est passé, mais dans le cas du train, bien sûr, c’est le contraire… Du reste, pour tremper un spéculoos dans un wagon de marchandises, bonjour ! Plus encore : sauf le tram, tous lui sont passés dessus, à cette vieille cafetière… A la fin, elle en avait marre… (faut dire c’était fort de café !)}

 

Sa sœur s’était mariée, mais lui n’avait même pas cru bon d’apporter un cadeau ; il s’était soûlé toute la nuit avec du mauvais vin… Et pendant que le curé s’emporte dans ses plans de fidélité éternelle, lui, dans son carnet, écrit une scène d’amour avec sa Lolita sur l’autel du bar, au linge tout jauni. Le rat prend en blanc sa moitié, l’autre en black —sinon ça revient trop cher ! Les badauds par la fenêtre jettent le riz.

 

 

La serveuse danoise, de son mètre quatre-vingt six, s’en vint trouver Mama Lucy, pour lui dire qu’un drôle de type (Un flic ?) attendait dans le hall. Il veut voir Madame. Tout ce qu’elle pouvait ajouter c’est qu’il avait garé son chameau d’élite au parking résidentiel, que, non content que ça fasse mauvais genre, il se trouve que ça fouette !

 

Le motel était tout ce qu’il y a de plus confortable… Vue sur la baie vitrée et la piscine est une baignoire remplie de linge moisi, écumant en surface ! Plus question d’alto sax’ dans les morceaux de tarte –Pourvu qu’on fasse des clips et des compacts, je ne m’opposerai pas à la mise en garde de la discothèque royale et spécialiste en musique sirupeuse, à base de fraises des bois ! Sherwood… chère vieille Wood et les tricots sont de Shetland. Après avoir étés Vikings, [d’Irlande en effet avait débarqué la famille du côté de ma mère… Et s’étaient tirés rapido rapport à la révolution, les fourches], les lapidations des œuvres de Ladrière ; Les dilatations de pupilles se dilapident aux quatre coins de mon mouchoir de vent. Derrière, dans le dos sont restés les vieux châteaux hantés… Des souvenirs de jeunesse…

 

{C’est ainsi que Margot nous fit savoir qu’elle s’était fiancée avec le neveu de Marie-Antoinette. Un beau jeune homme. Il a fait son service militaire en même temps que mon aîné (Mais ils n’étaient pas dans la même garnison) Le capitaine fit appeler le sergent qui se présenta donc au rapport. Il frappe. L’autre dit « Entrez ! » Il entre et referme la porte, se poste en garde à vous.

 

—Repos !

 

L’officier tourne amicalement autour du subalterne, avec les mains dans le dos.

 

—Mon cher, en dépit du fait que nous sommes des amis, j’en reste nonobstant votre supérieur hiérarchique –En cela vous me devez le respect total… Est-ce bien compris ?

 

—Mais oui mon capitaine, ne vous inquiétez pas, je saurai me tenir.

 

—Je n’en doute pas fiston, seulement, ce que j’ai à vous dire est assez violent… Je ne voudrais pas qu’il vous vienne l’idée incongrue, de me casser la gueule !

 

—Allez-y quoi merde !

 

—Vous n’êtes pas sans ignorer que votre mère m’a fait en votre faveur, une recommandation dont naturellement je n’ai pas tenu compte …

 

—Naturellement !

 

—J’ai reçu ce matin, une lettre de votre père et j’aimerais que vous la lisiez.

 

—Je m’en voudrais !

 

—J’insiste. Votre père, officier supérieur (et nonobstant ami), c’est mon chef autant que le votre… Et cette initiative m’est personnelle –de mon propre chef !}

 

...

 

{Mon Grand Père avait ramené d’Afrique le don de conter ses histoires qu’il égrainait à langueur de journée… Et mes nuits sont plus tristes que la pluie. En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.}

 

Les rêves d’Afrique se multiplient comme des papillons ; la fiancée file sa toile de doux coton, lunaire et Maure Likénée bleue. Visite guidée des Cieux étoilés, via la Lande aquatique –s’habillent de vie, dévient des voies lactées… Dieu avec quelle mortelle lenteur ! (Pour toujours, à jamais, demain peut-être si cela vous convient !). Il ne sera dorénavant plus question de rêver aux étoiles filant dans l’azur ancestral, mais bien de collecter les coquelicots sauvages –en route vers la tombe du grand poète. Propices aux éclats du Soleil en boule, qui se couche… Sa literie, défaite (sur défaite) et c’en est fait de ses draps (Dentelle de sable blanc) … La vie ne sera plus gratuite mais s’affinera dans l’insidieux. « Ainsi diable était de vos amis ? » demanda-t-il tout à propos.

 

 

Mama Lucy savait compter. Elle avait acquis kyrielles de bouliers compteurs (depuis sa tendre enfance) Elle savait par cœur les tables de multiplication, que toutes les demoiselles, d’ici jusqu’au bout du boudoir savaient aussi bien qu’elle.

 

*

 

 

Partir pour jamais revenir ou alors seulement le samedi… Où la semaine et le dimanche, elle offrait à tous ses bras nus ! –Par Pierre, le jardinier local, entretenus…

 

[Des bras normalement constitués, s’entretiennent comme suit : Prenez des bras (n’importe la forme et la couleur), mélangez les à des mains (n’importe aussi la forme, mais de couleur bleue —sinon ça jure avec la tapisserie de la chambre !—… Comptez jusqu’à trois et jetez-vous sur eux à bras le corps. Abrasez les fiers à bras ! Abrégez les abracadabrants délires mégalomaniaques des mille-pattes. Faites d’un baobab, le trône de sa sainteté Cobra.]

 

 

Elle fit son entrée triomphale dans les grandes rues de Mexico (telle la brise légère qui rafraîchi dans la sieste). Un éléphant grandeur nature descendit l’escalier richement décoré et le type se crut, du coup, dans les rues de Delhi. Il était ridicule dans son imperméable usé, son chapeau mou flapi, son teint blafard et ses joues sont crevées de la barbe en broussaille.

 

De son trône animal, sa place au jardin des délices, des fontaines des Dieux, où elle avait ses habitudes, condescendante, elle consent à descendre au point de le rencontrer. et lui tint à peu près ce langage :

 

—Jules, maintenant, j’en suis sûr, j’ai perdu tes mains ! Je les avais là sous les yeux, l’instant d’avant, et voilà qu’elles n’y sont plus… J’ai perdu la marque de leur douceur ! J’erre dans l’attente d’un jour meilleur.

 

Aujourd’hui, j’ai pris Louis à mon service ; sa seule activité consiste à me conduire entre les différents aléas des mots divers de cette présente page… Je sais que c’est inutile pourtant j’ai senti que tu avais mis le doigt dessus : Je suis à découvert. Toutes mes écharpes sont en lambeaux ! {Y compris celle de soie chinoise, —Merveille en soi !} ; j’ignore pourquoi je t’entretiens de ce genre de détails, alors que mon intention première était de te prédire ceci : « Le jour où la pluie fera fi des perles de rosée, alors sans conteste, le reste des beaux jours seront sauvés pour la saison. »

 

Il était question d’abattre les arbres de tout un continent dans l’espoir de vivre enfin dans le béton… Ils projetaient même de goudronner le sol et d’instaurer la bulle chimique du dôme de la Frick… J’étais bien jeune, mais je me souviens très bien des gisements de terrain… De sorte qu’ils durent y renoncer… Perte de thunes !

 

 

L’été de cette année-là fut particulièrement chaud : Les hirondelles d’Afrique s’engouffraient impunément à l’intérieur des terres de monsieur le baron (C’est Pierre, le jardinier, qui me l’a rapporté.) Dit-il qu’elles étaient au moins mille ! Et pas des petites hirondelles de rien du tout… Grosses comme des poules ! Des poules !

 

 

Au Pérou, les poules ont des poux… C’est Bruno qui l’a dit à Lady ‘Zulu. Les poules du Pérou sont les cousines des hirondelles d’Afrique… Du sud de l’Alaska, elles transitent par les Etats-Unis, Mexique et Guatemala, Honduras et Nicaragua, Surinam et Cuba… Puis meurent à Buenos Aires.

 

[Elsa. Elsa Frances. La Vierge lui apparaît tandis qu’elle erre à travers les jardins fleuris… Son âme est au près de son frère… Vendre la coke en dedans la ville aux mille senteurs n’est pas une partie de plaisir. Buenos Aires, la nuit, les Buick de la police mitraillent les Cadillac malfrats. Elle avait choisi la France de l’ongle de son index en faisant tourner la terre, à partir de sa Terre de feu. La vierge lui apparaît et aussitôt connaît à jamais la joie.]

 

L’ombre des disparues, ne se mêle plus à celle des revenantes… bien au contraire ! C’est le vol au dessus d’un nid de coucou. Les oiseaux parfois, perdent leurs plumes, souvent ne jouent pas Donna Lee, Au Privave, mais sont noirs et de mauvais augures ; présage de massacre. Du printemps en hiver, rien n’est irréversible… J’en ai connu par le passé, quelques tigresses devenant douces comme agnelles (moi par exemple, et la première !)

 

 

 

Plus question de rêver aux étoiles, filant le mauvais coton, mais à celle de la rose étoilée du volcan somnolant, dessous lequel… Bref, tout ce qui rassemblé, justifie le fait qu’il me faut faire fissa de tout ça et carton-ficelle, enfin bon vent !

 

La ville vêtue de sa tenue de nuit se macule les citadins tympans qui claquent au vent des vibrantes envies ; elles donnent le tempo aux sambas des ruelles et veillent à ce que dans chaque âme de pauvre hère s’embrase un feu de Bengale. Partout ils errent, mais se régalent de l’air marin, qu’ils happent et s’enivrent aussitôt de rêves (brisés pourtant), hachés menus des lames de l’océan… Pour toujours à jamais, je le savais : partir pour jamais revenir ou alors comme emportés sur partoche à la clé de verre –que l’on prendrait bien volontiers… Si seulement nous étions allongés aux pieds de ces palmiers ! Dans le but avoué de tout oublier… En vain !

 

« Si tu vas à Philadelphie disait le Bird à Art Blakey, pas la peine de prendre un trompet ! Tu auras Brown sur place ! » Et c’était la stricte vérité : Clifford était bien le plus chaud ! Les lèvres à l’embouchure du Nil... Il avait commencé sa carrière, au Caire –où il avait à faire… Il essayait des phares à ondes pour le compte d’une société bidon… Croyez le bien : c’est le pire, ami, de faire ainsi griller les phares de ton voisin… « Voyez Khéops & co » ; dis leurs, coco, que tu deales l’héro aux personnages hauts placés de ce triste roman (serait bon de pas l’oublier !)… Mais dans quelle galère suis-je en train de vous embarquer !

 

 

Nattes à Lee ; Donna Lee fait sauter le cadenas de cristal à la baie vitrée du Nirvana, vitrine du Paradis. Fatale issue d’un bois de Santal… Basta ! —Plus un iota !— nota la señora sur le pas de la cantinas. N’y va pas ! Delhi n’a rien d’une ville à l’oriental : des mâchicoulis coulent pétales de myosotis, fleurs d’iris et cher Oniris râle (fatalitas !). Pâle, natte à Lee le devint, quand sur l’autel divin (telle palle du calice du vin béni), du palais, palabre un devin… Le moine, qui jusque là s’était tu, la ramène soudain : « Tu dois mettre tes doigts où tu dois ! » Ainsi se lâche un autre cri dedans la foule, qui parle de le lyncher ; dans les annales des vendettas on n'avait pas vu ça ! Ils disent qu’il est paré pour le supplice du pal, tu parles ! Paraît qui tombe en pâmoison, bat la chamade, se donne un hallali digne de la folie d’un Quasimodo … Natal allié délie la langue alors de ce divin rasta (qui dit la vérité mais se devait de me la dire avant ! —La moindre des politesses—)… Que devient l’astre maintenant ? Râ qui se couche au levant ?… Se lève et va jusqu’à son tapis, qu’il troque, pour un come-back paddock : de natte à lit.

 

 

*

 

Un jour et contre toute attente, je deviendrais un homme heureux… Je serai libre ! Balthazar Eltourdis d’El Casa Loco, je suis et messager de sa majesté Père Hank (et ses Fraises des bois) J’erre dans la lande et l’ennui. Car en réalité sont quelques sujets préférables à ne point nommer, sous peine de devoir lire du Dante (non pas que cela nous dérange, mais disons qu’on a mieux à faire).

 

J’en ai connu par le passé, capables d’en avaler jusqu’à trois règles de Troyes au dos du cheval Jack-Flash… Au reste, c’était la pluie, tout le temps la pluie ! (Le vieil Hank obligé de vider ses bocaux, que ses Fraises ne prennent pas froid ! Quant à leurs niaises framboises, n’en parlons pas ! … —Ou parlons-en tiens, plutôt ! (la chose est d’importance !) : Balthazar était le roi de la déconfiture… J’avais été moi-même le Longeur du Robin des Bois, au temps de ma jeunesse… Mais la chose est déjà connue ; impossible de se conserver la moindre parcelle de jardin secret ! Vivant, oui ! (Mais tout le monde le savait !)

 

Méridienne idyllique dessous les palmiers quand allant est le vent d’ici ; comme se fondre en la foule sans nom des vagues en moutons des doux alizés… Où moult remous de pâle m’y était autant favorable dans l’ombre de cet érable… Partir pour jamais revenir ; errance en dedans les déserts inhérents aux vents étésiens sous la voûte éthérée…

 

Dessous les cocotiers, éléis et doums : siesta. Ne plus douter du tout du cheminement de la grande Ourse… Mais bien se la cooler douce vers une toute autre source ou façon de la déguster. Fin zéphire me pousse droit devant, quand allant, mon esprit dérive courant des doux alizés. Toutes mes toues s’échouent entre la lourde terre ferme de glaise en tumulus (louve erre –tu resteras pour le dîner ?-, turdidés volent) et preste navire {vogue à l’Éole} en l’onirique océan des vagues en moutons… Dessous les éléis suaves, et les si petits doums, simoun en poupe, me pousse au devant les pires ennuis (comme se plus rappeler le nom de naissance) mais bien faire en sorte que chantent les sens, brume de tous les regards. J’en ai connu par le passé capables d’en débiter jusqu’à trois octaves au de là du dernier espalier d’une vocale galère… Un loir en mer des pâturages aux moutons poussant paissant les vagues herbes folles, poussent au ban de toutes mes toues… La méridienne et puis c’est tout ! L’yeuse est au près de l’orme. Flânerie, certes, mon âme en escale rêvasse au Star Dash en la voûte anthracite… ça en jette, non ?! « Star Dash » Grande surface au petit village de mon enfance… Partir pour jamais revenir, tu parles ! La case de paille et bambou ; tribu de la femme kiphou.

 

Factotum s’en va siester tranquille dessous les zamiers raphias sagoutiers quand allant est le vent d’ici. Le pousse au devant tous les soucis comme se fondre en la foule sans nom des vagues en mouton, pâturage des lames d’argent… Comme le font, simoun en poupe, moule de plâtre aux étalages des plages bondées, de Cannes à Pallavas… Je sais de source sûre que les déserts sont jaunes comme des citrons mûrs et Cléo, pâtre de ce canton, n’a plus que quelques brebis à l’abris des doux alizés, où moult remous de pales m’y étaient autant favorables endéans l’espace du temps. Les arbres de la forêt. Je le savais : Partir pour jamais revenir. Errance en dedans les déserts inhérents au « Tant va la cruche à l’eau » qu’elle se répand au seuil des vagues de vent.

 

Et si nous mettions un terme à cet entretien ? Je ne tiens pas à raconter la vie de mes amis !… Bien qu’il y aurait des choses à dire… Hector, par exemple (batelier du Bosphore), bosse fort ! Boss Ford et Cadillac ; des trois prit le lac qui lui semblait le plus sympathique : le lac de Tibériade à Génésareth. Hector, l’Ecossais, s’arrête et demande au Juif local « combien pour la traversée ? »

 

—Tant.

 

—Tant !

 

—Tant.

 

Avares sont les Ecossais, autant que les Juifs aiment le blé… L’un et l’autre savent causer :

 

—N’oubliez pas que le Christ a marché sur ce lac…

 

—Je comprends bien ! A ce prix-là !

 

Il enfila le slip de bain pour mouiller l’orteil du pied.

 

 

 

Liste sommaire des différents personnages

 

 

PERE HANK

Les 3283 porteurs à vélo

Les ingrats chameaux

Les fous

J’

Les limaces dans les bocaux

Les fraises

Tatum

Un chien

La ouate

Les grenouilles de bénitier

Les sacristains débiles

Geoffrey

Yvonne

Conchita

Orlac

Les bateaux

Les rats d’égout

Le vieux Popo

Les cartes de navigation

Le temps de mon Grand-Père

Les trèfles à dix-huit carats

Les adultes

Les hirondelles d’Afrique

Les poules (qui ont des poux)

Les poux

Elsa Frances

Le fleuve

James

Le baron

Les anges

Sa sœur

Ma femme

Sa femme (au toubib)

Ma mère

La came

Le ruisseau

L’égout

La case de l’oncle Tom

Perrault d’Armancour

La pluie du ciel

Le continent

Lolita

Deux macaques

Le consul

Les cadavres

La nuit

Les bégonias

Le bar à Perrault

Le patron

Sa femme

Les clients

L’alcool de prunes

L’alcool de riz

Le couple de kangourous

La famille d’épagneuls

Les quelques hélicoptères

Les choses à découvrir

Les carapates d’Ostrogan

Le longeur du Robin des Bois

Les lacs d’Historia

Les ours en peluche

Le sommet de la bulle chimique du dôme de la Frick

L’œil d’aigle du petit poucet

L’aigle

Le porc

L’heure du dope

Les arbres

La main gauche de Bud

Les animaux de la ménagerie

Mister Hyde

L’S-90

Les steaks archiducs

Le réconfort pour la famille

Les moules à l’escargot

Les poulardes (Hirondelles d’Afrique)

Pierre

L’omelette sibérienne

Le fils du client de Bordeaux

Le métayer

La marquise

Le comte

Le boudoir

La Seine

Les romans-fleuves

Le guide des océans

Les rêves de petites filles

Son manteau

La honte de la famille

Le type

La cuisine

Mama Lucy

Bruges et Gand

Phares à vibrations sentimentales

Phares à ondes

La pause pipi comprise

Les vessies pour les lanternes

Chien Lapoutre

Hugues

Kyrielles d’histoires

La pipette

La taille de guêpe d’une bavette tchèque

Son cou

Toutes les balivernes

Anne Kau

Les beignets en croûte

Les petits fours

Les fesses roses et la croupe puissante

L’ombrelle

Les souvenirs à la pelle

L’appel de la forêt

Al Esse

Allah

 

 

AND CO

 

Bruxelles, 90-93

 

 

Table