MAUX & CRIS

Phil Lemoine

 

 

La Sorcière

MUSE HIC AL HIC STORE HIC

LU, NIE VERS

 

 

SORCIERE

(A CHANO POZO)

 

 

La sorcière ferme les yeux

sous des cheveux multicolores,

un regard rouge et bleu

se perd dans le décor…

à la recherche d’un vieux

qui roule encore sur l’or.

 

Elle boucle la ceinture

de son balai mécanique

elle s’en va faire le mur

et son aspirateur spoutnik

s’envole dans l’azur

des projets diaboliques…

 

La sorcière au flipper

se fait baratiner

par un escroc voleur

qui cherche à s’occuper

ne fût-ce qu’une demi-heure

avant de s’éclipser.

 

Pauvre petit Chano !

Tu viens de te faire avoir,

car la jolie Margot

s’est tirée dans le noir

avec tout ton magot…

Sans faire aucune histoire.

 

1983

Table


MUSE HIC ALE HIC STORE HIC

 

 

Délire du cœur qu’on serre tôt –ou si tard, qui fugue,, des suites des becs, des arias,, que crée celle (La ronde Diva –Euterpe-) au corps qui toque à ta fantaisie –due aux hanches que le sexe tue…- Or, que la noire Diva,bat Riton, viole Lut, râpe Sodie et bat les cloches qui vibrent aphones (bref, nous bat) ; Le cœur payant de son blues, croche une caisse (haut de gamme), s’improvise une balade au menu et, de concert, dit à Tony que : si ta triste vie est le blues (l’impromptu solo) sois pas con, gars ! Et violons celle aux seins balles portée sur la blanche (clef de la corne-muse)…,, quand s’opère à l’avant du break, un bruit, comme un roulement : « Hot bop scab rototom gong ! –halto ! Plus un murmure… La caisse castagne : Y êtes allés gros, tant bourre Tony le bel Canto (qu’un terme aide). Requiem de la caisse qui fait dodo au bois… « Au sol ! » Fais-je / Allez ! Grommelle oh man ! C’est clair : On trie aux puces, les « canards qui passent à cailles », (les Dianes) tandis qu’une Audi sillonne le trou vers l’embouchure de Metz. Mais Tony que rien ne console, à mesure qu’il s’attaque à cette batterie (da la caisse diesel), bat la chamade ; il met l’eau, dit à tue-tête : « Mais ce veau cale ! » Ca barde ! Puis las de ce char les-tonne, se rend au bas de son champ, son pré –l’ut du couac-, au bar « Carole »,, où là s’envoie une flûte, puis s’accorde variation de canons. Quant à ta muse, hic de ce récit (au corps alfa)… :

Serf hait (na !) Dey mais lods paie

Ces raies (nattes d’Aimé) lot paît

C’est Reine à t’aimer lope et…

« Sers ! » hé, nada ! (mais l’op, hey !)

Serrer n’a d’aimer l’ « hop » et…

C’est : Raies n’a (d’eux met) l’eau paix

Ces rets (na !) démêlent : oh pet !

Sérénade et Mélopée

Sérénade et Mélopée

 

 

Table

1989


 

L’UNIVERS

 

 

Lun’-Hiver des anges,

Levant-Ete-t-étrange.

(Lu) nie vers décents, je

lève –entêté- tes hanches…

L’une (ive) erre, dés lange :

Lev hante’, hait et te tranche

L’uni verre (dessangle)…

Devant téter t’étrangle.

Du Gange,

Tancent

Les anges

Dansent

Mélangent

Dans ce

Verre.

L’été, le vent, l’Univers…

Léthé levant dune-hiver,

Gaîté rêvant d’être ivre, hier

(Lait –té !- l’Evian) bu divers

Laids (Telle Eve enlumi-

Née) thés ; Lev –en lui- nie

Lei-t-et lève (en thunes y

leste-eh !-, lai vendu

hait-) tes laies vamps’ nulles.

Eté, libère…,

Des lais, dits « vers »

Jette évite, hères

Mais t’aid’Ive à errer

(Dis : « vert ») ; et tes…

diverses errances

déversent, en ce

dive-verre,, hante,

ravive les anges.

(Des monts) Dey mange

des montagnes d’oranges.

Démon démange Ange ;

Idem : onde ment. Jeu ?

Idée : « Monde enchanté ».

Y démonte en chantant.

Thème ? « On t’aime, Ange ! »

Indemnes, on dérange !

Lune-Eté vente ;

Lunés, tes vents te

Hument et Dey vante

Lunettes, d’Eve (hante

Dune). Dorant… Dors, Ange !

Mon Dey

(démon)

monte

(t’aimons

honte)

enjeux con(s)

traires.

1992

Table