Le mont de la Sarakina

de la justice des hommes 1 [Plainte contre un torchon collaborationniste]

Monsieur le Procureur du Roi,

Je découvre avec effarement cet article dans la Meuse paru le 25 juin 2013, à cette adresse : http://www.lameuse.be/755221/article/regions/liege/actualite/2013-06-25/liege-philippe-lemoine-qui-calomniait-le-cpas-sur-le-net-ecope-de-10-mois-de-p

Je viens de téléphoner à la Meuse pour leur proposer un arrangement, soit au minimum un droit de réponse et ces gens m’ont tout simplement envoyé paître.

J’ai donc l’honneur, par la présente, de déposer plainte pour calomnie.

L’article

 

Dans le détail :

« Liège: Philippe Lemoine, qui calomniait le CPAS sur le Net, écope de 10 mois de prison »

Présenté comme ça l’est : « Philippe Lemoine, qui calomniait le CPAS » ne laisse aucun doute aux faits…  « écope de 10 mois de prison » Oui, peut-être, en première instance… Sauf que finalement, ce procès n’a jamais eu lieu en appel pour cause de prescription, notamment… En commençant par ne pas préciser que c’est en première instance et que j’ai toujours le droit de faire appel, de un et en refusant mon droit de réponse, de deux, ils affirment donc, de façon définitive, que les choses sont comme ils disent : 1° Je calomniais le CPAS et 2° j’ai écopé de 10 mois de prison. Non, c’est faux. Le fond n’a pas été débattu en appel et il n’y a pas eu de condamnation puisque ce procès n’a pas eu lieu…

« Philippe Lemoine avait créé, en 2005, une série de sites Internet sur lesquels il expliquait tout le mal qu’il pensait du CPAS de Liège, de son président et de son receveur, ainsi que de L’ASBL liégeoise « Abri de nuit ». » Les sites Mont K’i ont été créés en 2002… L’un, c’est mon œuvre poétique, un autre est consacré à l’art divinatoire… Un autre est un dictionnaire illustré de mythologie grecque, un autre encore est celui d’un orphelinat géré par des religieuses au Congo… Mais à les lire, j’ai créé des sites pour dire « tout le mal que je pensais du CPAS de Liège, de son président et de son receveur, ainsi que de L’ASBL liégeoise « Abri de nuit »… « tout le mal que je pensais » Comme si ce que je dénonçais (Le fait que les droits de l’Homme ne sont plus en application pour les personnes en grande précarité et singulièrement les sans-abri) était totalement faux et n’existait qu’au fin fond de mes pensées de fou ! « …CPAS de Liège, de son président et de son receveur, ainsi que de L’ASBL liégeoise « Abri de nuit ». J’ai dénoncé les violations de la loi commises par le CPAS et certains actes crapuleux commis par l’abri de nuit (Comme de refuser de faire le nécessaire –Appeler le 100− pour un individu en train de mourir sur le trottoir devant chez eux… De se déclarer complet alors qu’ils avaient encore une dizaine de lits vacants, etc) Mais jamais je n’ai dit « tout le mal que je pensais » du Président et moins encore du receveur dont j’ignorais même le nom jusqu’au procès en première instance.

« Il était poursuivi pour calomnie, ce qui étonne peu au vu de ses phrases qu’on peut lire sur le Net : « Tant que le CPAS aura le droit de violer la loi en volant les pauvres à concurrence de 500 euros par personne et par mois, il n’y aura rien à espérer » » à ma connaissance, « calomnie » signifie dire des choses qui ne sont pas vraies… Or, les SDF avaient droit au RIS taux isolé (Qui tournait alors autour des 750€/mois) tandis que l’Administration leur octroyait gracieusement l’aide sociale de 34,71€/semaine (34,71€ X 52 = 1804,92€/L’an… Divisé par douze = 150,41€/mois… 750 moins 150 = 600…) Et cette phrase sortie de son contexte, disait en réalité ceci : Le CPAS refuse de mettre sur pied des solutions de logement pour les gens parce qu’en les laissant à la rue, c’était alors non pas 500 mais 600€ que le CPAS économisait par personne et par mois. Dire cela, ce n’était donc pas de la calomnie mais l’énoncé d’un fait… Par contre, présenté comme ça « Il était poursuivi pour calomnie, ce qui étonne peu au vu de ses phrases… » C’est présenter la vérité comme étant de la calomnie…

 « Combien de cadavres le CPAS a-t-il sur la conscience ? », demandait-il. » Concernant le nombre de personnes décédées des suites des traitements inhumains et dégradants que l’Administration leur a infligés en refusant de leur octroyer les Droits les plus fondamentaux en matière de Droits de l’Homme, je dirais ceci : Le collectif « Morts de la Rue » a recensé, pour l’année passée, près d’un mort par semaine (La RTBF dit : pour toute la Belgique mais le collectif, en réponse à mon mail, semble plutôt dire que ces chiffres ne concernent que la ville de Bruxelles…) En tout état de cause, toutes les personnes dont je me suis occupé de 2001 à 2006 sont toutes décédées aujourd’hui… L’âge moyen de mortalité pour un homme vivant en Belgique tourne autour de 80 ans… Mais pour un homme SDF en Belgique, c’est 47 ans ! Plus de 30 ans d’écart !

« «  Le CPAS agit en véritable nazi envers les sans-abri », soutenait-il encore… »  La comparaison avec les nazis n’est choquante que pour les personnes qui croient que les nazis ont commencé à exister en 1941, lors de la mise en place de la « solution finale » via des camps d’extermination de type Auschwitz… Mais si vous comparez des choses qui sont comparables comme le sort des communistes, des Tziganes ou des homosexuels, en Allemagne, en 1933, avec celui des sans-abri, aujourd’hui, dans des villes comme Anvers, Liège ou Bruxelles, il n’y a pas beaucoup de différences… L’une d’elles, en pour, c’est qu’alors les gens crevaient de faim et que si, aujourd’hui, quelqu’un a faim, surtout dans une ville comme Liège, c’est qu’en plus d’être pauvre, il n’est pas très débrouillard… Une autre, en contre cette fois, c’est que les premiers, enfermés dans des camps, ils avaient un toit au-dessus de leur tête ! Sinon, globalement, c’est tout à fait comparable (Et c’est un historien qui vous le dit. Historien amateur, certes, mais pointu concernant l’histoire des nazis de par ma qualité de petit-fils de résistants et de Justes parmi les Nations)

« À l’audience, il ne s’était pas excusé de ses propos et semblait toujours bien persuadé que ce qu’il disait était vrai. » Il est faux de dire que je ne me suis pas excusé. Je regrette sincèrement de m’être laissé aller à la colère : Si je défends cette cause, c’est mû par ce que j’appelle mon « devoir de Chrétien » (Et quand on sait que la colère fait partie des 7 péchés capitaux…) Toutefois, je ne me défendais pas devant un tribunal ecclésiastique mais bien civil… (Pour qui la colère n’est ni un crime ni même un délit)…  Quant à cette partie de phrase : « et semblait toujours bien persuadé que ce qu’il disait était vrai. » ça dit donc, de façon catégorique, que mes propos sont calomnieux… ce qui est donc, si je comprends bien, de la calomnie puisque tout ce que j’ai dit concernant leurs pratiques est la stricte vérité.

Il avait en outre choisi de ne pas être représenté par un avocat et avait déposé au greffe (et sur son site Net) un dossier qu’il avait baptisé « conclusions »… Cela, c’est carrément n’importe quoi… Parce que si mes conclusions n’en étaient pas, selon eux… Alors qu’était-ce ?

Pour la juge Foxhal, le contenu d’accusations telles que celle d’avoir «  plusieurs centaines de morts sur la conscience   » ou d’être un «  collabo » et un «  traître à sa race » parce qu’on a simplement fait son travail de policier (il parlait d’un policier à la peau basanée à l’occasion d’une intervention auprès de sans-papiers) est «  d’une telle gravité et d’une telle énormité que ces accusations apparaissent d’emblée comme étant calomnieuses ». Elle a en outre considéré que certains de ses propos ne laissaient aucun doute sur la volonté du Liégeois de nuire et d’offenser.

Concernant le nombre de morts, je vous renvoie plus haut… J’ajouterai simplement ceci : à un moment donné, nous avons eu trois décès en l’espace de quatre jours… J’ai pris mon téléphone et j’ai sonné Josette Deltour (Directrice de l’Urgence Sociale au CPAS et de l’abri de nuit) Et je lui ai dit son fait… à savoir que je doutais de plus en plus que cette situation catastrophique ne soit le fait de leur incompétence… mais plutôt d’une intention délibérée… (Suite à quoi, j’ai organisé une manifestation devant le CPAS) trente minutes plus tard, le téléphone sonne… C’était la Sûreté de l’Etat ! Pas moins ! J’ai expliqué la situation au policier qui m’a répondu qu’il comprenait très bien mon point de vue… Ce qu’il ne comprenait pas c’est pourquoi, dans ces conditions, Madame Deltour m’avait présenté comme étant un terroriste potentiel… ! (Si ça, ce n’est pas de la calomnie !)

Concernant le mot de « collabo »… Ainsi, hors contexte, je ne vois pas…

« et un « traître à sa race » parce qu’on a simplement fait son travail de policier (il parlait d’un policier à la peau basanée à l’occasion d’une intervention auprès de sans-papiers) » Le mot « traître à sa race » fait partie de ce que je regrette… Je le regrette d’autant qu’ici comme partout ailleurs, on se sert de propos malheureux que j’ai tenus pour nier la vérité ou la déformer… Ici donc, si je lis bien, on me fait passer pour un raciste… qui s’en prend à un brave policier pour le seul fait qu’il ait une autre couleur de peau (« il parlait d’un policier à la peau basanée ») Alors qu’en réalité, voici ce qui s’est passé : Le policier, d’origine nord-africaine, a fait semblant d’être copain avec ces gens, de par leur culture commune… a été jusqu’à mentir (Donc, au nom de la Belgique, hein !) de façon éhontée et pour mieux coincer les gens, c’était du genre : « Confiez-moi vos passeports, et ainsi, je vous garantis que vous n’aurez aucun ennui… » pour sortir de la pièce et remettre les documents aux flics qui attendaient, cachés, d’avoir les papiers des gens avant d’aller tranquillement les cueillir ! C’était tout simplement crapuleux ! Hommes, femmes, enfants, vieillards et même bébés ! Tout le monde déporté en camp de concentration ! (Le petit garçon de Patricia, alors âgé de deux ans, restera ensuite plus de six mois sans prononcer une seule parole, au sortir de cet enfer !) Alors oui, je compare avec les nazis : Quant à la façon de procéder pour arrêter les gens (Qui ne sont pas des criminels hein ! Des familles ! Des femmes… Je pense à une en particulier qui a été sauvagement violée, dans son pays, devant son mari, ses parents, ses enfants… Pour ne citer que ça !) Soit de mentir de façon éhontée pour mieux coincer les gens. Des victimes innocentes qui ont cru, naïvement, qu’elles pouvaient faire confiance vu que la parole était donnée par quelqu’un qui représentait l’autorité… Et je compare encore avec les nazis quant à la façon de traiter les personnes. Encore une fois, les différences sont minimes entre Dachau et Vottem (Disons que sur une échelle de 1 à 10, Vottem c’est 4,  la rue 5, Dachau 7 et Auschwitz 10…) Et en tant que citoyen Belge, petit-fils de Résistants et de Justes parmi les Nations, je m’insurge contre cela !

Pour la juge Foxhal, le contenu d’accusations (…) est d’une telle gravité et d’une telle énormité que ces accusations apparaissent d’emblée comme étant calomnieuses. Elle a en outre considéré que certains de ses propos ne laissaient aucun doute sur la volonté du Liégeois de nuire et d’offenser ». Ce qui est énorme et gravissime, c’est que la Meuse a toujours refusé de relayer l’information quant au sort de ces gens… (Encore que ça, ce soit son droit…) Mais en aucun cas, elle n’a le droit de nier les faits parce que ce faisant, elle se rend complice de ces graves violations des Droits de l’Homme entraînant la mort à court ou très moyen terme. En outre, il apparaît comme étant tout à fait évident au ton général ainsi que certains propos qui ne laissent aucun doute sur la volonté de la Meuse de me nuire et de m’offenser… Il est très facile d’en deviner le but ! L’inverse, par contre… En effet, quel serait donc mon intérêt à moi de nuire et d’offenser en calomniant ces gens de pouvoir (Soit autrement dit : des gens dangereux) ? Je ne fais pas de politique… Je n’adhère à aucun mouvement… Je suis juste un spirituel qui comprend que la prière et la méditation ne suffisent pas à celui qui désire marcher sur les traces du Seigneur… Qui, en outre, reconnait s’y être très mal pris alors (de 2001 à 2005) dans sa façon de dénoncer ces mentalités et comportements contre lesquels mes chers grands-parents ont déjà résisté… mais je n’accepte pas, personnellement, que l’on me fasse passer pour un fou qui s’amuse à nuire… pour se distraire… un débile profond, autrement dit ! Et surtout, d’une façon générale, je n’accepte pas que l’on aille jusqu’à nier ce qui s’étale quotidiennement dans la presse (Enfin la presse de qualité, je veux dire) : Le sort indigne d’un état de droits qu’on réserve à ces gens.

(Je précise que Liège n’est pas la pire ville en matière de violation des droits de l’Homme, en Belgique. La pire, c’est Anvers. Mais j’ai dénoncé alors la situation liégeoise et non anversoise tout simplement parce que je vis à Liège et non à Anvers)

Comme je n’ai pas manqué de lui dire à la Juge Foxhal : « Madame, à la rue, comme eux doivent vivre, une bourgeoise comme vous, en hiver, vous ne tenez pas une semaine, vous êtes morte avant ! »

Elle m’a ri au nez !

Ça, c’est la vérité !

Veuillez agréer mes salutations.