Le mont de la Sarakina

du handicap social [Définition]

Le handicap social c’est, in fine, l’incapacité à savoir se vendre. Socialement, l’homme est constitué de deux choses : Sa valeur, essentiellement et sa faculté à savoir se vendre. Puisque nous vivons dans un monde où c’est l’argent qui est le but, c’est la faculté à savoir se vendre qui prime et de loin, sur la valeur de l’individu. Une personne qui n’a rien à vendre… Mais qui le vend bien, a plus de valeur, aux yeux de la société, que celui qui, bien que très riche intérieurement, ne parvient pas à se vendre ! 

Il y a deux types de handicapés sociaux : Les handicapés légers (33%) et les handicapés profonds (+ de 66%) 

Pour ma part, je suis un handicapé léger : J’ai de la valeur intérieure, malheureusement je ne sais pas la vendre… Les handicapés profonds ne sont dotés d’aucune valeur et sont incapables de vendre quoi que ce soit (Même balayeur dans la grande majorité des cas, ils sont incapables de le faire !)  [Le contraire du handicapé social : Pablo Picasso ! 

L’anecdote est célèbre : le maître en train de travailler, tout en répondant aux questions d’un journaliste… Tout à coup, en quatre coups de pinceaux, une toile est faite. Le type demande : « Vous comptez vendre ça combien ? » Et Picasso répond :  « Tant de millions ! » Et l’autre : « Tant de millions ! Mais ça vous a pris moins d’une minute ! » A quoi le maître répond : « Ah non ! Ça m’a pris 65 ans »]  Moi je suis un handicapé social léger, donc : j’ai plein de cordes à mon arc mais je vis en dessous du seuil de pauvreté… car je ne sais pas me vendre (si je suis invité à venir dire cette conférence et que je suis payé pour cela, cela signifiera que je suis en voix de guérison… Si je viens gratos, je suis à fond sur le mode « handicapé social » !) 

Les handicapés sociaux, même les profonds, ne sont pas une caste inférieure, ce sont des gens qui ont eu moins de chance (éducation, culture, environnement, malchance) Certains, par simple exemple, ne se sont jamais brossé les dents… Mais leurs parents déjà ne se les brossaient pas. 

Les handicapés sociaux, qu’ils soient légers ou profonds, ne le font pas exprès d’être handicapés. Ils n’ont pas décidé de l’être. À même titre que l’on ne décide pas d’être handicapé physique ou mental. 

C’est pourtant sur base de cette affirmation que l’Administration se fonde pour envoyer les gens promener. Pourtant, je vous l’affirme de la façon la plus formelle qui soit : Personne ne décide de vivre dehors ! Personne ne décide de survivre en dessous du seuil de pauvreté ! 

La vérité est qu’il y a de plus en plus de personnes dans la situation et de moins en moins de moyens pour y faire face. Donc, l’administration met des conditions de plus en plus délirantes pour octroyer avec la plus sévère des parcimonies, un semblant d’aide au compte goutte… (L’objectif étant de parvenir à ce faux constat scandaleux, selon lequel c’est la personne elle-même qui refuse d’être aidée !)