Le mont de la Sarakina

de la religion

« Une religion se conçoit le plus souvent comme un système de pratiques et de croyances pour un groupe ou une communauté. La religion est un des dix systèmes fonctionnels de la société moderne.1

Il n'y a pas de définition qui soit reconnue comme valable pour tout ce que l'usage permet aujourd'hui d'appeler religion2. Le terme latin religio a été défini pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte »3. Dans les langues où le terme est issu du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tout les prescriptions de Dieu pour une communauté4. En chinois, le terme zōng jiào (宗教), inventé au début du XXe siècle pour traduire celui de religion, est connoté de l'idée d'un enseignement pour une communauté5. Le bouddhisme est souvent considéré comme religion bien qu'il n'y soit question ni de Dieu, ni de nature divine6. Dans son Petit traité de la vraie religion, Guy Ménard propose de définir la religion comme la gestion du sacré7. » (Wikipédia)

Le premier problème, me semble-t-il, c’est que si nous parlons bien de la religion en tant que rapport entre Dieu et les hommes (Bien avant qu’il ne soit question du rapport entre les hommes et Dieu) c’est quand même bien toujours les hommes qui déterminent les règles ! Le second problème, c’est que même les règles édictées par les prophètes ont tellement été manipulées par les suppôts de Satan de type : « Jorge du Nom de la Rose » qu’on ne sait plus quoi penser, ni comment interpréter la parole divine…

Tout d’abord, ce qu’il faut comprendre c’est qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Si nous le nommons différemment, selon qu’on se trouve ici où là sur la planète, c’est uniquement pour cause de culture différente… Maintenant, c’est vrai, chaque religion a ses prophètes, ainsi Mahomet chez les Musulmans, Jésus chez les Chrétiens… Mais fondamentalement, chacun porte le même message d’amour et de paix. Soyez donc sûrs, à tous les coups, que ceux qui s’intéressent à la différence entre religions dans le but d’échanger, de partager… ceux-là, en effet, œuvrent pour le Divin. Ceux qui se servent de la différence pour justifier leurs crimes, ont Satan pour patron ! Et cela est vrai autant entre religions différentes (Jihad, croisades) qu’au sein des mêmes religions (Chiites / Sunnites, Croisade catholique contre les Albigeois…) Quel que soit le sujet, quel que soit le conflit, dès que l’on recourt à la haine, on travaille pour Satan… Sitôt que l’on fait face avec amour et grandeur, on œuvre pour le Seigneur !

Toutefois, comme il n’est pas toujours aisé d’y voir clair, certains textes… comme ici, le Livre des Transformations, donnent de précieuses indications :

« Même si, dans une ville, il n'y a qu'un homme vulgaire à la place d'autorité, il peut accabler les hommes nobles.

Même si dans le cœur une seule passion reste nichée, elle peut obscurcir la raison. La passion et la raison ne peuvent coexister, c'est pourquoi un combat sans merci est indispensable si l'on veut établir le règne du bien.

Toutefois il existe dans le combat résolu du bien pour écarter le mal des règles déterminées qui ne doivent pas être perdues de vue si l'on veut obtenir le succès :

La résolution doit reposer sur l'union de la force et de la bienveillance.

Un compromis avec ce qui est mauvais n'est pas possible ; le mal doit en toutes circonstances être discrédité ouvertement. De même les passions et les défauts personnels ne doivent pas être embellis.

Le combat ne doit pas être mené par la violence. Là où le mal est stigmatisé, il pense à recourir aux armes, et si on lui fait le plaisir de lui rendre coup pour coup, on a le dessous, car on est soi-même impliqué dans la haine et la passion.
C'est pourquoi il importe de commencer par sa propre maison et prendre garde aux défauts que l'on a soi-même stigmatisés. Ainsi les armes du mal s'émoussent d'elles-mêmes quand elles ne trouvent pas d'adversaires. Et même nos propres défauts ne doivent pas être combattus directement. Tant que nous luttons contre eux, ils demeurent victorieux.

La meilleure manière de combattre le mal, c'est un progrès énergique dans le bien. » (Yi King, Hexagramme n°43)

 

Prenez Louis IX par exemple… Tellement Saint homme, qu’on le connait mieux sous le nom de « Saint Louis » ! Homme éminemment pieux ! Et qui a fait tant de choses pour le peuple ! (La création d’hôpitaux, notamment) Mais qui est l’inventeur de l’Inquisition ! C’est-à-dire, une croisade mais contre des Chrétiens… Et non pas car ils auraient succombé aux désirs de Satan mais au contraire parce qu’ils vivaient en « Premier Chrétiens » ! Soit, comme le Seigneur et les Apôtres ! Contrairement à l’Église qui vivait dans l’opulence ! Et, de la part d’un homme comme Saint Louis… −qui vivait comme un ascète ! On aurait pu penser qu’il se rangerait du côté des Albigeois qui, eux aussi, vivait leur foi avec ferveur… Mais dans la paix et la joie ! En fait, s’il lutte contre, c’est officiellement parce que ces derniers refusaient l’autorité du Pape…

Et c’est là que je ne peux m’empêcher de penser à ceci : Ce qui fait toute la différence, selon moi, entre des gens conséquents avec leur foi comme les Cathares et un Saint Louis… C’est la joie !

Les gens qui se croient vertueux en infligeant à leur corps des dommages corporels, par exemple, tel que la flagellation, le cilice et autres instruments de torture, n’ont strictement rien compris avec l’esprit de Dieu ! Ces gens, au lieu de dire qu’ils vivent leur foi dans la douleur par déférence à la Passion du Christ, commencent par démontrer l’étendue de leur stupidité (En effet, le message du Seigneur est très clair : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » Et non pas : « Allez-y ! Faites-vous du mal ! Torturez ce corps… −Qui, du reste, est création de mon Père… » Non, ce n’est pas comme ça qu’Il a parlé !) Ou alors, ça commence par être de la stupidité (Ils pensent que les autres sont dupes parce que trop cons…) Et ensuite, c’est de l’hypocrisie ! Au lieu de dire qu’ils vivent leur foi dans la douleur par déférence à la Passion du Christ… Ils feraient mieux de reconnaître leur penchant pour les pratiques sadomasochistes ! (Ils me font penser à ces djihadistes qui commettent des attentats, soi-disant au nom d’Allah ! au lieu d’avoir l’honnêteté intellectuelle de reconnaître qu’il s’agit simplement d’assouvir leurs bas instincts, les plus barbares qui soit !) En l’occurrence, Saint Louis, en bannissant toute forme de plaisir se range bien plus du côté du Malin que du Créateur…

Je voyais un documentaire, l’autre jour, qui disait, notamment, qu’il commençait par arroser sa nourriture… de manière à ce que ce soit mauvais de goût… Et cela, en ayant l’impression d’être vertueux ! (Ainsi, il ne succombait pas au péché de gourmandise !) Alors que, justement, ces petits plaisirs de la vie sont en réalité des cadeaux de Dieu !

La vie, en ce bas purgatoire, est déjà tellement difficile, qu’il faut accepter, de bon cœur, ces petits plaisirs qui nous aident à supporter plus facilement toute la difficulté de l’accomplissement de notre devoir en tant que Chrétien… à mettre en pratique la Sainte Parole du Seigneur… qui nous aident à être meilleur, autrement dit ! Résister à cela, n’est donc pas signe de vertu mais bien plus la démonstration d’un orgueil démesuré (Je sais que ces petits plaisirs de la vie sont un cadeau de Dieu pour nous aider dans notre lourde tâche… Mais ça, c’est pour le commun des mortels… Les êtres supérieurs, comme moi, font fi de la volonté divine −Que de voir les choses se dérouler naturellement !) C’est-à-dire qu’en l’occurrence, Saint Louis remplace un « petit » péché capital (La gourmandise) par le plus grave des sept : l’orgueil ! Le plaisir et la joie, en moins !

Et, en fait, ce dont je parle, ce n’est pas de la rhétorique… Le plaisir de faire des phrases… (Encore que !) C’est juste expliquer pourquoi sont les choses et sur base de quoi, les choses peuvent ou non être faites, doivent ou non être faites…

Toujours en l’occurrence, ce brave Saint Louis qui se gâchaient ses repas en se croyant vertueux… faisaient arracher la langue de ceux qui blasphémaient ! Et selon moi, il y a là un rapport évident de cause à effet !

Car si on lit les Évangiles, jamais, nulle part, il y est dit qu’il faut se gâcher ses repas ! (Le premier miracle du Seigneur a été de changer l’eau en vin aux noces de Cana !) Nulle part, il y est dit qu’il faut arracher la langue aux blasphémateurs ! Au contraire, le Seigneur dit : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ! »

Et je parle de Saint Louis et de la gourmandise mais je pourrais tout aussi bien parler de notre clergé actuel et du sexe… Jamais, je n’ai lu dans les Évangiles, qu’il fallait renoncer au sexe dès lors que l’on consacre sa vie à Dieu…

Le sexe est bien plus un besoin fondamental −Comme déféquer− qu’un simple plaisir égal à un bon repas… Quand je vois la toute grande majorité des cas de ceux qui ont prononcé leurs vœux… comment ça flaire l’aigreur et la frustration ! Quand ce n’est pas la dégringolade abrupte dans la perversion… voire la pédophilie !

Ce qui est d’ailleurs, tout à fait normal… puisque totalement contre nature ! Renoncer à n’importe quel autre besoin fondamental… Comme déféquer, par exemple… Et vous verrez comment ça va virer à la catastrophe dans le plus court des termes ! Bien-sûr, il y a des différences… au niveau de la fréquence, notamment. Ainsi, s’il convient de déféquer tous les jours, la pratique du sexe dépend de choses fort différentes, comme l’âge du sujet par exemple…, l’état psychologique…, l’évolution de la lune, que sais-je encore ?!

Maintenant… je suppute que l’abstinence sexuelle peut permettre l’accomplissement de choses phénoménales (Comme d’avoir un contrôle sur ses rêves comme dans la vie de tous les jours, par exemple…) Mais cela n’est possible que sous certaines conditions… qui dépendent d’un individu à l’autre… Dont la première en tout cas, que cela ne doit jamais se faire sous la contrainte, mais doit toujours être absolument naturel…

En tout état de cause, il s’agit, d’être vigilent : Autre différence avec déféquer, est la manière insidieuse dont les conséquences fâcheuses vont se manifester : Si vous vous abstenez de déféquer, très vite vous aurez mal au ventre et vous saurez qu’il est temps d’y aller ! Si vous vous abstenez de pratiquer le sexe, ça va commencer avec une mauvaise pensée ici et là… de l’aigreur… de la difficulté à comprendre autrui… Puis c’est votre tolérance à la différence qui va en prendre un coup… Puis ça va grimper, crescendo : un coup, vous irez gueuler avec les veaux qu’« On est chez nous ! » Et puis, in fine, vous vous retrouverez dans l’urne à voter pour Marion Maréchal Pétain…  −Ou à vous faire exploser au Bataclan, selon votre culture !

Maintenant, quand je dis qu’il faut être vigilent, c’est bien évidemment à tous les niveaux : Le sexe n’est pas non plus la panacée à la haine et au meurtre… ça, les plus grands criminels l’ont très bien compris !

Mais il est bien certain qu’à choisir, je préfère savoir la planète en train de partouzer tous azimut, sur le mode « Bordel intégral » parmi les fleurs des champs… à forniquer joyeusement dans tous les coins, comme en 77… Que ces champs de bataille et de mort à la Bagdad ou Alep !

« Dieu reconnaîtra les siens » disait-on lors du massacre des Albigeois… Forcément : Comment voulez-vous que ces suppôts de Satan −agissant sous le faux prétexte de la volonté divine− soient capables de reconnaître ce qui se situe à l’exact opposé de ce qu’ils sont ?!…

Alors que c’est pourtant d’une simplicité à la portée des enfants : Il n’y a qu’un seul endroit où il est possible de faire la différence entre le bien et le mal… Et cet endroit, c’est votre cœur ! 

Même si vous faites des choses que la morale réprouve, au fond de votre cœur, vous saurez si vous faites le bien ou le mal… Le sexe en groupe par exemple… Ma foi, si c’est joyeux… Et plus même : si votre premier plaisir est de donner du plaisir à l’autre : Vous faites le bien. Même exemple sauf qu’à la place, vous le faites pour rendre quelqu’un malheureux et que vous le faites en faisant souffrir physiquement quelqu’un : Vous faites le mal !, etc…

Autre situation : Vous êtes invité à participer à une partouze… mais vous refusez car vous estimez que ce n’est pas très chrétien… à la place, vous vous rabattez sur la bouffe… Vous foncez sur le premier resto venu où vous vous remplissez la panse de cadavres d’animaux, froidement exécutés la veille (Et souvent d’ailleurs dans des conditions d’humanité déplorables)… Puis vous sortez de là en maudissant le sans-abri transi de froid et affamé qui vous tendait la main… Croyez-vous que vous aurez alors agi en bon chrétien ?