Le mont de la Sarakina

de la discrimination dans les soins de santé

Petit mail à ces braves gens du CDH :

Bonjour,

Sur bien des points, je vous rejoints... Mais je bloque sur le principal : le cannabis... que vous considérez comme une drogue, je crois...

Et singulièrement le CBD (l'élément strictement médical du cannabis n’engendrant aucun effet psychotrope)

Je pense que les gens qui sont encore contre, aujourd'hui, sont soit mal informés... Ou alors, c'est qu'ils ont des intérêts dans des industries pharmaceutiques de type "IG Farben"...

Votre tort est de considérer le produit comme étant une drogue alors qu'en fait, il s'agit d'une plante médicinale de tout premier ordre ! Je consomme depuis 40 ans sur le mode dit "récréatif" (Alors qu'en réalité, c'est thérapeutique... Moi, je ne bois pas, je ne prends pas de médicament...Je règle juste ma tension avec la petite plante amie...) Déjà, en 2009, lorsque je m'en suis si bien sorti du cancer, j'avais la nette impression que la plante avait joué positivement... Mais alors, cet été, le CBD m'a véritablement sauvé la vie lorsque j'ai fait mon AVC.

Et le pire, c'est que non seulement, à l'hôpital, ils ont refusé de me soigner (Après avoir décelé dans mon sang et mes urines du cannabis... alors que c'était surtout du CBD !) Mais là, en plus, le médecin m'annonce qu'elle ne peut pas me prescrire le SATIVEX (Soit la forme de CBD utilisée maintenant, depuis M. De Blok, pour prévenir la nausée due à la chimio) Et donc, je dois acheter ça sur le net et ça coûte une fortune ! (Tant que je l'utilisais pour mes maux de dos, ça me coûtait 35€/mois... Maintenant, pour l'AVC, il me faut 30ml/mois (95€ !))

Et là, ça devient véritablement scandaleux. Scandaleux de nous traiter de drogués, nous-autres qui nous soignons par les plantes... Scandaleux de nous contraindre, d'un côté, à trouver de l'emploi... Alors que de l'autre, si nous exerçons notre métier de cultivateur de plante médicinale, c'est direct en prison ! Et enfin scandaleux de ne pouvoir obtenir le seul médicament qui soit efficace... (Surtout que le Sativex, c'est 100% CBD, c'est à dire : Zéro THC !)

J'ai écrit plusieurs post sur le sujet... Je vous propose ma Lettre ouverte à la Fondation contre le cancer

 

J'espère que vous allez repenser les choses à ce sujet... Pour le bien de tous ! Autant pour les personnes qui ont besoin du produit, que pour celles qui ont besoin d'un emploi... Que pour l'Etat qui a besoin de fonds (Par curiosité, tapez ces trois mots clefs sur Google : "Cannabis, économie, Colorado"... Vous verrez, c'est instructif !)

[Parce que, soyons de bons comptes : Si vous êtes toujours contre, c’est parce que vous ne voulez pas perdre vos électeurs qui sont contre… Et qui sont contre parce que jugeant sur base du seul a priori… Il suffirait peut-être d’expliquer simplement les choses, non ?]

Bien à vous,

Phil de Mont K’i

Petit mail au Centre pour l’égalité des chances :

Bonjour,

Cet été, je me suis tapé un AVC (Je savais que c’était ça parce qu’à ce moment-là, ils diffusaient en boucle la pub qui commençait par ces mots : « Claire était bizarre, elle ne savait plus tenir sa tasse… » puis de décrire toute sorte de symptômes que j’avais…) Comme la pub se terminait par ses mots : « Lors de mon AVC, chaque minute a compté… » Je n’ai pas hésité une seconde : J’ai appelé le 100.

Arrivé à l’hôpital, vers 20h, ils ont commencé par me gaver de barbituriques… M’ont fait uriner dans un petit pot plus une prise de sang et c’est tout. À 01h du matin, ils m’ont réveillé pour me dire sèchement : « C’est bon, vous n’avez rien. Vous pouvez partir. » C’était le 20/08, j’étais en pleine fin du mois et pas de quoi prendre un taxi… Il m’a fallu trois heures pour faire à pieds, les quatre kilomètres entre chez eux et chez moi.

C’était la nuit de samedi à dimanche… Le lundi matin, j’ai sonné le médecin traitant… qui n’en revenait pas du fait qu’ils ne m’avaient même pas fait de scan cérébral ! Je suis donc allé en faire un et le scan a confirmé l’AVC (J’ai toujours le CD qui le prouve) !

En discutant avec le médecin par la suite (Je voulais comprendre…) Ce dernier m’a expliqué que s’ils m’avaient traité de la sorte, c’est parce que mon taux de cannabis était élevé… Donc, premier constat : Si tu consommes du cannabis, surtout oublie l’AVC parce que les allopathes te laisseront crever !

Mais le plus dingue c’est ceci : À ce moment-là, j’étais en panne de canna (Je cultive la plante femelle que l’autorité tolère… Mais je n’en avais plus) Par contre, j’avais du CBD (L’élément strictement médical dans le cannabis qui n’engendre aucun effet psychotrope !) Et que je prenais pour soigner mes problèmes de dos… Et heureusement : C’est ça qui m’a sauvé la vie !

Sur le conseil du médecin traitant (et de l’assistante sociale de la maison médicale) je me suis rendu à l’Hôtel de Police pour déposer contre ces gens pour non-assistance à personne en danger. Le flic de l’accueil a refusé d’acter ma plainte ! Il s’est contenté de me dire : « Écrivez au Procureur du Roi, monsieur… » Je lui ai dit que je ne pouvais pas le faire pour cette raison que ma main droite était HS et que j’étais dans l’incapacité totale de signer… Il a dit : « C’est pas grave ! » en rigolant ! Vraiment l’air de dire : « Tu crois quand même pas qu’on va perdre notre temps avec un clochard comme toi ! »

Donc, je résume : l’hôpital refuse de me soigner… Soi-disant que je suis un drogué (Alors qu’en fait je me soigne par les plantes) Et la police a refusé d’acter ma plainte pour cette raison que je suis pauvre.

Mais −Corrigez-moi si je me trompe− Même si j’avais été toxicomane ou alcoolique, il n’en demeure pas moins que j’ai le droit d’être soigné et deuxièmement : Même si je suis pauvre, j’ai le droit à l’application de la Constitution et des Lois du peuple belge !

[Avec ça, si j’avais acheté le CBD, initialement pour mes problèmes de dos, c’était surtout par curiosité… Mais de fait, c’est le top ! Sauf que ça coûte une blinde ! Pour mes seuls problèmes de dos, il me faut 10ml/mois (35€) Et maintenant avec l’AVC, il me faut 30ml (95€ !)… Le CBD sous forme médicamenteuse existe (Le Sativex : Utilisé depuis M. De Blok pour prévenir la nausée due à la chimio…) Mais le médecin traitant n’a pas le droit de me le prescrire !!!]

J’ajoute qu’en sortant de l’Hôtel de Police, j’ai commencé par me barricader chez moi en me traitant de con et de naïf : Je me suis rappelé que les flics des stups étaient déjà venus me braquer toutes mes affaires lors de l’expérience « CSC », alors que nous étions pourtant total conformes avec la directive de 2005 (Une plante par personne majeure et résidant en Belgique) (Et quand je dis toutes mes affaires, ça veut dire : Y compris le Vaporisateur, matériel de phytothérapie que j’avais pourtant pu utiliser à la Citadelle lors de mon cancer en 2009… Y compris Salle 37 (en Pneumologie, pourtant !) et que je continuais à utiliser (Parce que pendant que je vaporise le thé vert, je ne fume pas de tabac…) et aussi, naturellement pour consommer le cannabis, soit pour me soigner par les plantes… Comme je l’explique dans ma Lettre ouverte à la Fondation Contre le Cancer…)

Et donc voilà, dans un premier temps, je me suis dit : « On dirait que tu as oublié que si le cannabis est toujours interdit (Malgré toutes les études attestant de l’efficacité médicale du produit) c’est uniquement parce que trop contraire aux intérêts de l’industrie pharmaceutique… Ajouté au fait que dans notre société, les pauvres peuvent crever… » Mais tant pis : Je dépose ! Et tant pis, s’ils reviennent à nouveau me braquer… Et du coup, m’empêcher de me soigner… Puisque le CBD est le seul médicament efficace contre l’AVC et que sans CBD, si je n’en meurs pas… Au moins, je deviens un handicapé, totalement incapable de me servir de ma main droite ! Mais tant pis, je dépose même si ma vie est en jeu… Parce que j’estime que se battre pour des valeurs morales, c’est plus important que la vie.

J’espère que je pourrai compter sur vous pour relayer cette plainte bien légitime.

Bien à Vous,

 

Réponse :

Bonjour,

Je vous suggère de contacter UNIA qui gère ce genre de discrimination.Leur site: http://unia.be/fr/contacter-unia

A 138, Rue Royale, 1000 Bruxelles
T +32 (0)2 212 30 00
F +32 (0)2 212 30 30
E Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Bien cordialement

 

À qui donc je transfère le mail.

 

Leur réponse :

Monsieur,

Je vous recontacte par rapport au signalement que vous avez récemment adressé à Unia concernant les problèmes que vous avez rencontrés dans l’accès à des soins de santé ainsi que dans une démarche de plainte auprès de la police.

 

Pour le suivi de votre signalement, Unia se base sur ses missions légales, à savoir : promouvoir l’égalité des chances prenant en considération la diversité dans notre société et de combattre toute forme de discriminations, de distinction, d’exclusion, de restriction, d’exploitation ou de préférence fondée sur l’un de ces 19 critères : prétendue race, la couleur de peau, l’ascendance, la nationalité, l’origine nationale ou ethnique, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’origine sociale, la naissance, la fortune, l’âge, la conviction religieuse ou philosophique, l’état de santé, la conviction politique ou la conviction syndicale, un handicap, une caractéristique physique ou génétique.

Si les agissements que vous dénoncez semblent bien relever d’une injustice et d’une inégalité de traitement dans l’accès aux soins de santé et aux services de police, il est difficile d’établir dans votre cas l’existence d’une forme de discrimination. En effet, pour qu’il soit question de discrimination (au sens de la loi), il est nécessaire que cette inégalité de traitement soit fondée sur l’un des 19 critères protégés par la loi repris ci-dessus. Malheureusement, les éléments dont nous disposons à ce stade ne permettent pas réellement d’établir une discrimination basée sur l’un de ces critères. Cette conclusion ne remet évidemment pas en cause le caractère injuste du traitement dont vous avez fait l’objet et nous comprenons votre volonté de dénoncer cette injustice. Néanmoins, nous ne sommes malheureusement pas en mesure d’entreprendre des démarches par rapport à votre signalement qui sort du champ des compétences d’Unia.

Si vous souhaitez toutefois entamer d’autres démarches, une piste envisageable est de contacter la direction de l’établissement de soins de santé dans lequel s’est déroulée la situation que vous décrivez dans votre signalement afin de dénoncer l’inégalité de traitement dont vous avez fait l’objet et exiger une explication et/ou des justifications par rapport au comportement des médecins et infirmiers qui vous ont pris en charge. Il s’agit ici manifestement d’un manquement déontologique qu’il conviendrait de signaler à la hiérarchie de l’établissement en question.

Par ailleurs, pour le problème rencontré avec les services de police, sachez qu’effectivement les fonctionnaires de police ne peuvent refuser d’enregistrer votre plainte, comme le prescrit l’article 40 de la loi sur la fonction de police : « Les plaintes et dénonciations faites à tout fonctionnaire de police (...), de même que les renseignements obtenus et les constatations faites au sujet d'infractions font l'objet de procès-verbaux qui sont transmis à l'autorité judiciaire compétente. <L 1998-12-07/31, art. 190, 005; En vigueur : 01-01-2001>. » Si vous souhaitez plus d’informations ou de conseils par rapport aux démarches que vous pourriez entreprendre pour dénoncer le traitement dont vous avez été l’objet, je vous invite à prendre contact avec le Comité P chargé du contrôle du fonctionnement des services de police.

Adresse postale:

 

Comité permanent de contrôle des services de police
rue de la Presse 35/1
1000 Bruxelles

Ouverture accueil
- lu, me, ve : 08:30 - 12:30
- ma & je : 12:30 - 16:30

 

 

 

Téléphone:

 

02/286.28.11

Permanence téléphonique
lu, ma, me, je, ve : 08:00 - 12:00

E-mail:

 

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Website:

 

http://www.comitep.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous restons bien entendu à votre disposition si vous souhaitez davantage d’explications par rapport à ce courriel ou des informations par rapport aux discriminations.

Bien à vous,

 

Mail, suite :

Bonjour,

Oui, je comprends... (D’autant que je ne peux rien prouver ! Pas plus du point de vue de l’hôpital que de la police)

Toutefois, vous pourriez peut-être nous être utiles : Pour certaines maladies (AVC, sclérose en plaque, fibromyalgie, Parkinson) le top, c’est le CBD (élément strictement médical et n’engendrant pas d’effet psychotrope du cannabis) Or il existe déjà un médicament (Le Sativex) de CBD synthétique... Malheureusement, les seules personnes qui peuvent se le faire prescrire ont le cancer (Et ça, c’est une grande chance pour eux ! Si j’avais pu l’avoir en 2009 lorsque j’ai eu le cancer, ça m’aurait fait pas mal d’économie en cannabis... Mais de mon temps, c’était toujours en test) Et donc, d’un côté, j’en suis très heureux pour eux mais de l’autre, je suis très malheureux que nous autres ne puissions l’avoir (En place, je dois acheter des gouttes sur le net, ce qui me couterait 95€ par mois, si je l’achetais... Ce que je me garde bien de faire, évidemment ! Vous voyez ça d’ici : avec mes 33€ de taux journalier ! Ou alors, je ne mange plus...)

Et donc, ce que je ne comprends pas, c’est les raisons pour lesquelles le médecin n’a pas le droit de prescrire...

Jusqu’à ce qu’ils ne parviennent à extraire le CBD du cannabis ou à directement le fabriquer, en laboratoire, sous forme synthétique, on se disait : “Ils ne veulent pas parce que ça crée un effet psychotrope... Et qu’ils n’aiment pas ça...” (Je ne sais pas pourquoi d’ailleurs !) Mais là non ! De plus, si c’est une excellente chose en cas de cancer parce que ça remplace un médicament vraiment dégueulasse (Le Zofran) au moins ce médicament existait... Que pour nous-autres (En tout cas, assurément en cas d’AVC) il n’y a rien ! Et donc on n’a même pas droit au seul médoc qui soit efficace !

[Mais même en cas de problème moins graves : Au départ, j’avais acheté les gouttes pour les maux de dos que j’ai souvent... Et pour ça aussi, c’est top ! (D’ailleurs, en cas de cancer, le Sativex n’est pas uniquement utilisé pour prévenir la nausée due à la chimio mais également comme antidouleur pour les personnes ne supportant pas les morphiniques...) Et donc, ils ne peuvent pas dire : “On ne le prescrit que rarement car il y a des effets secondaires...” Non, justement, c’est le contraire !]

Et, voyez-vous, plus j’y réfléchi et plus ma conclusion se précise : La seule explication qui finalement tienne la route à tous ces pourquoi : (Pourquoi le Sativex est-il réservé aux cancéreux alors qu’il est si efficace pour tant d’autres problèmes ? Pourquoi ne permettent-ils pas aux demandeurs d’emploi de cultiver le CBD ? (Ce qui apporterait pourtant une solution majeure tant aux gens sans emploi qu’aux personnes qui souffrent et/ou sont handicapées))...Finalement, la seule réponse qui donc tienne la route... Est tout simplement scandaleuse : trop contraire aux intérêts de l’industrie pharmaceutique !

 

Toujours est-il que nous sommes discriminés par rapport aux cancéreux qui eux ont droit au Sativex...

Maintenant, c’est pas ça, j’ai branché une grande avocate (Un ténor du barreau) Et elle est intéressée par notre noble cause... Le truc, c’est qu’il va falloir la payer, cette brave dame... (Pour le moment, je fais le tour des groupes FB pour que les personnes concernées se mettent ensemble afin de déposer un recours collectif... Problème : la grande majorité de ces gens sont Français...)

Et donc la question que je me pose, c’est de savoir s’il serait envisageable que vous souteniez, financièrement, cette action bien légitime ?

 

Dans l’espoir que oui, merci d’avance !

Bien à vous

 

À suivre…